Emmanuel Delacour/TC Media Ces conteneurs sont apparus cet été dans les ruelles de Rosemont – La Petite-Patrie, au grand dam de certains résidents.

Plusieurs citoyens de Rosemont – La Petite-Patrie ont été choqués de constater l’arrivée «cavalière» de boîtes de dons sur la voie publique dans l’arrondissement cet été.

«Ça coupe la vue et c’est dangereux. Ils ont déposé cela de façon abusive dans des ruelles qui parfois sont déjà très étroites», s’indigne Matthieu Mortézaï, résident du quartier.

C’est à son retour de vacances en juillet que le citoyen, qui aime parcourir le secteur en vélo, s’est aperçu que plusieurs imposants conteneurs métalliques de la compagnie Éco-Recyclage avaient été déposés sur le domaine public, ce qui est interdit par la réglementation de l’arrondissement. Depuis, M. Mortézaï a porté plainte à l’administration de Rosemont – La Petite-Patrie, et a encouragé plusieurs de ses concitoyens à faire de même.

«C’est parfois mis là tout croche sans faire attention au mobilier urbain. Il y a des citoyens qui s’efforcent de rendre les ruelles plus accueillantes en les verdissant, puis des entreprises comme celle-là viennent tout gâcher, c’est désolant», dénonce M. Mortézaï.

Selon l’arrondissement de Rosemont – La Petite-Patrie, ces boîtes ne sont permises que sur les terrains privés, et lorsqu’elles se trouvent sur la voie publique, elles peuvent être retirées aux frais des contrevenants.

«En juin et juillet dernier, les entreprises répertoriées ont reçu un nouvel avis leur demandant d’enlever les conteneurs toujours en place, s’il y a lieu», informe France Lebrun, responsable des communications pour Rosemont – La Petite-Patrie. Cette dernière n’a pas pu confirmer qu’un avertissement avait été envoyé à Éco-Recyclage, mais elle assure qu’un suivi sera fait.

Notre journaliste a pu constater que même lorsqu’elles étaient déposées sur un terrain privé, ces boîtes enfreignaient le Règlement d’urbanisme de l’arrondissement concernant l’Occupation et l’aménagement des espaces extérieurs, modifié en juin 2014.

En effet, selon l’article 374.2 les conteneurs doivent être placés à une distance minimale de 10 mètres de l’emprise de la voie publique. Or, la boîte située sur un terrain vague sur la rue de Saint-Vallier près de la rue des Carrières se trouve à moins de 5 mètres du trottoir.

De plus, l’article 347.8 exige que le nom et l’adresse du propriétaire du conteneur soient indiqués, ainsi que le numéro d’enregistrement de l’organisme de bienfaisance délivré par l’Agence de revenu du Canada. Ces informations ne sont disponibles sur aucun des conteneurs répertoriés.

Les arrondissements de Rivière-des-Prairies, de Saint-Léonard, de Montréal-Nord et de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve ont tous déjà adopté une réglementation similaire à celle de Rosemont – La Petite-Patrie. Plusieurs dizaines de boîtes ont été retirées de la voie publique depuis 2013 sur l’île de Montréal, et dans certains cas des amendes pouvant aller jusqu’à 1800$ avaient été encourues.

Contactée par le Journal Rosemont – La Petite-Patrie, la compagnie Éco-Recyclage n’a retourné ni ses appels ni ses demandes d’entrevues.

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