Samantha Velandia / TC Media Denise Fortin et Yvan Gendron, membres de la direction générale du CIUSSS de l’est de l’Île de Montréal.

Un mois et demi après l’adoption de la réforme de santé ayant mené à la création du nouveau Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’est de l’Île de Montréal (CIUSSS), la direction générale de la nouvelle institution entame une tournée du territoire afin de faire le point sur l’avenir des services de santé dans la région.

Yvan Gendron, président-directeur général ainsi que Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe, ont assumé le défi colossal d’assurer la fusion des sept établissements de santé du territoire visés par la réforme entrée en vigueur le 1er avril dernier.

«Notre objectif premier est celui de maintenir et améliorer l’offre de services dans tout le territoire, explique M. Gendron. C’est un grand secteur avec beaucoup de particularités, mais la transition se fait de façon harmonieuse, afin d’éviter les bris de services.»

Pour sa part, Mme Fortin déclare qu’elle fera de la santé des citoyens, son cheval de bataille.

«Nous voulons maintenir l’offre de services actuels oui, mais surtout, nous voulons travailler à l’amélioration de l’état de santé de nos populations. Nous ne voulons pas fabriquer des clients pour nos services, au contraire, nous aimerions bien manquer de travail», commente la nouvelle présidente en rigolant.

Les abolitions de postes
Si les citoyens ne sont pas touchés par le processus de fusion engendré par l’entrée en vigueur de la Loi 10, les employés des 42 installations du territoire subiront des changements majeurs au cours des prochaines semaines.

Parmi les 6000 abolitions de postes qu’il y a eu à travers la province, une centaine ont eu lieu dans l’est de Montréal.

«À première vue, les chiffres peuvent être alarmants, mais il faut se rappeler que dans la nuit du 31 mars au 1er avril, tout le monde a perdu son travail, précise M. Gendron. Chez nous, au total, il n’y a eu que 21 abolitions définitives car il ne faut pas oublier que des nouveaux directeurs seront nommés.»

Mme Fortin ajoute que le processus a été plutôt «simple» dans le territoire, car selon elle, les standards de gestion entre l’ancienne et la nouvelle institution sont comparables.

«C’est surtout du côté des cadres qu’il y a eu le plus d’abolitions, dit-elle. Nous sommes chanceux dans l’Est car il y avait déjà un travail de concertation à ce niveau, alors les abolitions n’ont pas été aussi flagrantes qu’elles l’ont été à d’autres endroits.»

D’ailleurs, les directeurs se donnent pour mission de procéder à la nomination des nouveaux employés d’ici la fin du mois de juin.

«C’est peut-être optimiste comme objectif, mais c’est que nous visons pour l’instant», indique M. Gendron.

Assurer une continuité dans les projets
Lorsque questionné par rapport à l’avenir des projets entamés avant l’arrivée de la réforme, M. Gendron a répondu qu’ils seraient maintenus.

«Nous allons assurer un suivi de tous les projets et des liens seront faits auprès du ministère afin de les poursuivre, dit-il. La Maison de naissances de la Pointe-de-l’Île, la Clinique du Dr. Julien, la Maison des soins palliatifs et plusieurs autres projets trouveront leur place dans cette nouvelle aventure.»

Mme Fortin mentionne de son côté qu’elle souhaite s’inspirer du travail réalisé par les établissements à travers les années.

«C’est un territoire très particulier où on a travaillé main dans la main avec la communauté et c’est que nous voulons continuer de faire, fait valoir la présidente. Nous voulons aussi prendre en considération la diversité culturelle de notre territoire afin de mieux desservir la population qui y réside.»

Le conseil d’administration, qui sera présidé par M. Gendron, devrait être formé au début de l’automne. Une centaine de candidatures ont été déposées dans le territoire de l’est de Montréal.

«Nous ne désignerons pas les membres du conseil, ce sera plutôt au ministère de le faire. Nous sommes toutefois convaincus qu’il sera représentatif du territoire et que chaque secteur trouvera son compte», conclut le président.

Qui sont-ils?

CIUSSS5Yvan Gendron
Nominé par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, le 6 mars dernier, Yvan Gendron compte 33 années d’expérience en gestion dans le domaine de la santé et des services sociaux.

Il est actuellement directeur général associé et directeur général adjoint du CHUM, et a entre autres, évolué au cours de sa carrière comme président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, et en tant que directeur général de l’Hôpital Charles-LeMoyne ainsi que du Centre de santé et de services sociaux Haut-Richelieu–Rouville.

«Nul doute qu’avec ses compétences remarquables et sa grande expérience en gestion, M. Gendron saura relever les défis importants auxquels il est appelé à faire face dans ce contexte de changements majeurs au sein du réseau de la santé et des services sociaux. Je suis par ailleurs convaincu qu’il exercera ses responsabilités de haut niveau avec détermination et dans un souci exemplaire de transparence, au bénéfice des gens de la région », avait alors déclaré le ministre Barrette.

CIUSSSDenise Fortin
Mme Fortin a été pour sa part nominée au poste de présidente-directrice générale adjointe (PDGA) le 17 mars dernier par M. Barrette.

Titulaire d’une maîtrise en psychologie clinique et d’un diplôme d’études supérieures en administration sociale, Mme Fortin a cumulé plusieurs années d’expérience dans le réseau, notamment au Centre de santé et de services sociaux d’Ahuntsic et de Montréal-Nord, à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et puis à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, où elle assume les fonctions de directrice générale depuis 2012.

«Grâce à son importante expérience en tant que gestionnaire et à sa connaissance approfondie des enjeux cliniques propres à notre réseau, je suis persuadé que Mme Fortin saura apporter tout le soutien nécessaire au PDG et à l’équipe de direction pour améliorer la qualité des soins et services offerts aux usagers du CIUSSS de l’est-de-l’Île-de-Montréal. Je suis également convaincu qu’elle saura faire preuve de détermination et de leadership dans l’exercice de ses responsabilités, au bénéfice de l’ensemble des citoyens», avait indiqué le ministre de la Santé.

Le CIUSSS de l’est de l’Île de Montréal en chiffres

-Le CIUSSS rassemble sept établissements, dont le CSSS de Saint-Léonard et Saint-Michel, l’Institut Canadien-Polonais du Bien-Être Inc, l’Hôpital Santa Cabrini, le CSSS de la Pointe-de-l’Île, l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et le CSSS Lucille-Teasdale.

-Sur son territoire, le CIUSSS exploite: 1241 lits de courte durée, 2545 lits d’hébergement de longue durée, 551 places RNI (ressources non institutionnelles) pour les personnes âgées et 2078 places d’hébergement en santé mentale.

-En 2013-2014, les revenus d’exploitation du CIUSSS atteignaient 1,116 G$.

-En première ligne, on trouve sur le territoire du CIUSSS, 65 cliniques médicales dont 11 groupes de médecine familiale (GMF).

-Le CIUSSS, affilié à l’Université de Montréal, regroupe deux centres de recherche, celui de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et celui de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

 

 

 

 

 

 

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