Audrey Gauthier/TC Media Les travaux d'une maison de la rue Laferté se prolongent depuis des années, au désespoir des voisins.

Après deux ans de chantier, l’arrondissement de Saint-Léonard est à bout de patience et lance une mise en garde au propriétaire d’une maison de la rue Laferté.

En 2014, Benoit Raymond avait demandé un permis pour agrandir sa propriété. En plus de construire un deuxième étage, il voulait creuser une piscine. Or, deux ans plus tard, les travaux ne sont toujours pas terminés.

Le revêtement extérieur de la résidence n’est pas posé et des clôtures, de la machinerie lourde et un conteneur à déchets jonchent le terrain avant de la maison.

Le chantier traîne à un point tel que les voisins en ont ras le bol.

«Ça fait des années que la maison est en construction. Ça diminue notre qualité de vie. Il faut faire quelque chose», indique un résident de la rue des Artisans.

Dominic Perri, conseiller de Ville, est du même avis: «C’est un cas d’abus».

Des surprises sur le chantier
Selon le propriétaire de la demeure, le chantier d’envergure tire à sa fin. Il ne resterait qu’à poser la brique, les fenêtres et à couler les fondations pour la piscine.

Benoit Raymond maison Laferté

Benoit Raymond effectue des travaux à sa propriété.

«Il y a eu des délais administratifs au niveau de l’arrondissement, mais nous avons eu des imprévus sur le chantier. Les poutres et murs n’étaient pas assez solides pour supporter un deuxième étage et les plafonds étaient trop bas. Il a fallu faire plusieurs changements dans nos plans, ce qui a prolongé le chantier», dit M. Raymond, qui reconnaît la patience de l’administration locale dans ce dossier.

Amende
Confronté à des cas similaires sur son territoire, l’arrondissement a voulu trouver un moyen de sévir contre les propriétaires qui prolongent la durée de leurs travaux. Après des semaines de recherches, il a découvert qu’un de ses règlements lui permet déjà d’émettre des constats.

«Si un détenteur de permis crée de la nuisance dans le voisinage ou qu’il n’utilise pas le bon revêtement, par exemple, nous pouvons émettre un constat. Ce n’est pas parce qu’une personne a un permis qu’elle a tous les droits. Elle ne peut pas faire n’importe quoi», indique Johanne Couture, directrice de l’aménagement urbain et des services aux entreprises.

«Avant de remettre un constat, nous allons approcher les détenteurs de permis pour discuter, précise le directeur d’arrondissement, Steve Beaudoin. Si ça continue, nous pourrons émettre des constats. Ça va nous permettre d’accélérer le processus.»

L’arrondissement aurait envoyé un avis écrit au propriétaire pour qu’il termine le plus rapidement possible les travaux sur l’extérieur de sa maison, préférant l’avis au constat pour le moment. Toutefois, le propriétaire ne l’aurait pas reçu.

Dans le dossier de la rue Laferté, M. Raymond a déposé une nouvelle demande de permis avec des modifications dans son projet initial.

«Nous attendons le retour de l’arrondissement sur nos demandes de changements. Dès que nous aurons l’approbation, nous pourrons poser la brique et les fenêtres. Si tout avance bien, dans six mois on aura fini», souligne le propriétaire.

Si les modifications sont refusées, M. Raymond a l’intention de déposer une nouvelle demande de modifications, ce qui pourrait retarder les travaux de quelques semaines à quelques mois.

Aussi dans Actualités :

blog comments powered by Disqus