Nicolas Ledain / TC Media Felicidades J.Joseph, fondatrice de l’association haïtiano-canado-québécoise d’aide aux démunis et Hellen Schryburt, présidente de la société Saint-Vincent de Paul de Saint-Léonard.

Pour célébrer la Journée internationale des femmes, l’arrondissement avait convié des citoyennes de diverses origines pour échanger sur la place des femmes dans la société.

« Je suis une femme et fière de l’être. » Ce message, Maria l’avait affiché sur ses vêtements pour la rencontre proposée par l’arrondissement de Saint-Léonard dans le cadre de la Journée internationale des femmes. Tel un credo, il était aussi sur les lèvres de toutes ces Léonardoises originaires des quatre coins du monde qui ont échangé leurs impressions et partagé leurs expériences pendant plus de deux heures ce mercredi 8 mars.

« L’arrondissement a de nombreux visages et nous sommes ici pour célébrer l’ensemble des femmes avec leurs différences », a expliqué Patricia Lattanzio, la conseillère de la ville, en préambule. Ainsi, des femmes originaires d’Haïti, de Colombie, du Viet Nam, du Bénin, de Roumanie, du Maghreb, d’Italie et du Québec ont profité de cette tribune pour présenter leur parcours et se retrouver dans un message commun.

« On doit être solidaires face aux enjeux et dans nos combats », a notamment lancé Najat Boughaba, conférencière interculturelle. « Je suis fière de dire que nous sommes les mailles de nos familles et de notre société. La mission continue et soyons fières de porter cette mission », a aussi scandé Ginette Goabin, ex-diplomate gabonaise désormais installée à Saint-Léonard.

Impliquer la jeunesse dans la lutte
Sous les applaudissements bienveillants d’une salle remplie de femmes, cinq intervenantes impliquées dans la politique ou les instances communautaires de l’arrondissement se sont succédées au micro pour lancer des messages d’espoir.

Maï Dang, l’agente sociocommunautaire du PDQ 42 a notamment raconté son parcours, de son Viet Nam natal à Montréal où elle est devenue agente du SPVM. « Nous voulons que les jeunes s’impliquent davantage à Saint-Léonard. Il faut croire en soi et faire confiance à la vie », a-t-elle expliqué.

Cette thématique de la jeunesse est souvent revenue dans les problématiques soulevées par les intervenantes, comme dans le constat dressé par Hellen Schryburt, présidente de la société Saint-Vincent de Paul de Saint-Léonard. « Il faut que les jeunes femmes rêvent, qu’elles sachent ce qu’elles veulent accomplir et elles ne doivent pas avoir peur de demander de l’aide », a estimé celle qui a été présidente nationale de la société caritative entre 1995 et 2001.

L’arrondissement de Saint-Léonard a adopté une motion pour souligner la Journée internationale des femmes durant sa dernière séance ordinaire. Le maire Michel Bissonet et les deux élues Patricia Lattanzio et Lili-Anne Tremblay étaient donc présents lors de cette rencontre du 8 mars afin d’encourager la lutte pour l’égalité des sexes.

« Même à 91 ans, je fonce encore »
Cette matinée de rencontre entre les femmes de Saint-Léonard a été indéniablement marquée par le témoignage de Felicidades J.Joseph, immigrée haïtienne de 91 ans qui est encore responsable d’une association d’aide aux immigrants.

Après avoir lu un poème affirmant la supériorité du féminin sur le masculin, cette aînée inspirante a tenu à lancer un message d’action.

« Les jeunes femmes doivent s’extérioriser, car on manque de femmes qui s’impliquent. Il faut foncer, même à 91 ans je fonce encore et je n’arrêterai que lorsque je regarderai mes deux pieds, à ma mort », a martelé la fondatrice de l’association haïtiano-canado-québécoise d’aide aux démunis.

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