Nicolas Ledain / TC Media Rossana Bruzzone veut réaliser une vidéo dans laquelle les Montréalais clament leur amour pour leur métropole.

Le collectif « Montréal la plus heureuse » réalise un projet vidéo qui met à l’honneur les Montréalais de toutes origines pour le 375e de la ville. Le but est de proclamer que la métropole est la plus heureuse du monde.

Un large sourire indéboulonnable et des vêtements colorés, voici les deux premiers ingrédients de la recette du bonheur selon Rossana Bruzzone. Cette immigrée italienne est arrivée en 2013 à Montréal et elle tente depuis de cultiver une philosophie du vivre heureux dans la métropole. Son grand projet 2017 s’intitule « Montréal la plus heureuse » et veut célébrer la beauté, la diversité et le bonheur d’être montréalais.

« Quand je suis arrivée ici, j’ai ressenti comme un coup de foudre. Je me suis rapidement rendu compte que les gens ont beaucoup de raisons d’être heureux ici, alors j’ai voulu faire un cadeau d’anniversaire pour le 375e anniversaire », explique-t-elle.

Avec ses deux associés Franck Billaud et Denys Brustello, cette Montréalaise d’adoption a décidé de tourner des petites capsules vidéo mettant en scène 150 citoyens de diverses origines qui clament leur bonheur de vivre dans la ville aux cent clochers. Plus de la moitié des clips ont déjà été enregistrés et ce film d’environ 30 minutes sera finalisé au mois de septembre.

« Les gens aiment le multiculturalisme à Montréal. Ici les immigrés ne sont pas assimilés, ils enrichissent la ville avec leurs cultures et leurs racines, estime Rossana. C’est une ville qui facilite les rencontres, car les gens sont ouverts et je pense que c’est la rencontre qui fait le bonheur. »

Le trio créateur de « Montréal la plus heureuse » a aussi nommé vingt « ambassadeurs du bonheur » qui ont pour mission de transmettre ce message positif et d’inciter les citoyens à s’engager dans le projet.

S’ouvrir au bonheur
Rossana Bruzzone multiplie les activités positives pour propager sa bonne humeur communicative. Elle a d’ailleurs fondé une entreprise individuelle qui propose des ateliers d’écriture optimiste et Saint-Léonard est l’un de ses terrains de jeu favoris puisqu’elle y anime une session mensuelle. La bibliothèque de l’arrondissement est le premier établissement à lui avoir fait confiance pour ces ateliers temporaires qui sont ensuite devenus permanents à la demande des participants.

« C’est une belle communauté. Il y a plusieurs cultures et elles sont très actives dans l’entraide. Là où il y a accueil, il y a bonheur. Les émotions et les sentiments sont universels, c’est ce qui rassemble et c’est pour cela que les Léonardois sont heureux », analyse l’Italo-Montréalaise.

« Il faut bâtir une structure du bonheur »

Lors de ses exercices d’écriture optimiste, Rossana tente d’ailleurs d’encourager l’ouverture au bonheur pour engager ses élèves dans une démarche positive. « On peut mettre le focus sur le négatif, mais choisir la beauté c’est beaucoup plus fun. Les raisons d’être heureux sont autour de nous, il suffit juste de les voir. Il faut bâtir une structure du bonheur », recommande-t-elle.

Certains habitués des ateliers ont déjà accepté de participer à la vidéo, mais Rossana aimerait convaincre d’autres Léonardois et Montréalais des quatre coins du monde de s’engager dans ce projet.

« On veut que les gens disent que Montréal est la ville la plus heureuse dans leur langue d’origine, car dans ta langue maternelle, tu ne peux pas mentir », assure cette cultivatrice du bonheur.

Le projet a été intégré au mouvement citoyen « Je fais Montréal » et est accessible sur Facebook et sur un site internet. Une campagne de sociofinancement a aussi été lancée sur La Ruche pour aider les trois créateurs de la vidéo qui travaillent bénévolement. « C’est une œuvre collective, donc cela fait sens que les gens donnent 1 $ pour la réaliser », argue Rossana Bruzzone.

Une culture du bonheur au Québec
Les Québécois seraient parmi les gens les plus heureux au monde, selon une étude menée par Christopher Barrington-Leigh, professeur assistant à l’Institut pour la santé et les politiques sociales (Institute for health and social policy) au sein de l’université McGill.

Ce spécialiste s’est appuyé sur le rapport Gallup qui classe les pays du monde selon un indicateur du bonheur pour déterminer la place des différentes provinces dans ce panorama international. Si le Canada occupe le 6e rang de cet indicateur, l’universitaire est arrivé à la conclusion que le Québec est la province la plus heureuse du pays et Christopher Barrington-Leigh estime qu’il devrait figurer à la deuxième place du classement général derrière le Danemark.

« Si le Québec est deuxième, je suis persuadé que Montréal est la ville la plus heureuse du monde », en conclut Rossana Bruzzone, créatrice du projet « Montréal la plus heureuse ».

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