Audrey Gauthier/TC Media L'équipe de la Table ronde est composée (de gauche à droite) de Carole Helpin, aide-cuisinière, Martin Enrico, chef cuisinier, Charles Cousineau, directeur, Dominique Caron, adjointe à la coordination, et Guillaume Auclair, responsable des bénévoles.

La Table ronde de Saint-Léonard a soufflé sa 15e bougie le 11 janvier dernier et 15 ans plus tard, son rôle reste toujours aussi important, juge l’organisation.

Fondé le 25 novembre 2002, l’organisme avait pour mission de proposer une alternative au dépannage alimentaire.

«À l’époque, il y avait des organismes en sécurité alimentaire, mais ils étaient tous de première ligne. Il fallait une organisation pour aider ceux qui voulaient s’en sortir et poursuivre le travail fait par les autres organismes», indique le directeur de la Table ronde, Charles Cousineau.

Au départ, l’organisme servait des dîners à prix modique à ses dizaines de membres. Toutefois, les besoins de la population n’ont fait que grandir et de plus en plus de Léonardois ont approché la Table ronde.

«Il y a beaucoup beaucoup plus de monde qu’avant. On a commencé avec une trentaine de membres et là nous sommes 230. On avait une variété d’une dizaine de plats congelés et là nous en avons 30. On ne fait que grossir, car le besoin est toujours là», souligne Dominique Caron, adjointe à la Table ronde de Saint-Léonard.

En plus d’offrir des repas de qualité à des prix modiques, l’organisme offre un service de traiteur aux organismes locaux, fait la livraison de mets aux personnes à mobilité réduite, propose des cours de cuisine à des élèves de l’école Wilfrid-Bastien et bien plus.

«La Table ronde est un partenaire très important pour nous. En plus de nous aider dans nos dîners communautaires, nous recommandons les aînés qui ne peuvent sortir de chez eux ou ceux voulant une nourriture de qualité à faible coût à la Table ronde», mentionne Nicole Pedneault, coordonnatrice des bénévoles et intervenante du Centre des aînés du Réseau d’entraide de Saint-Léonard.

«Les gens qui viennent au restaurant populaire de la Table ronde sont seuls. Ils viennent à ces événements pour rencontrer des gens, sortir de leur isolement», ajoute Solange, bénévole à la Table ronde et membre du conseil d’administration de l’organisme.

Continuer le travail
Offrant déjà une dizaine de services à la population, l’organisme compte poursuivre le travail auprès des gens dans le besoin.

«De nombreux enfants vont à l’école le ventre vide. C’est un problème global auquel il faut s’attarder. Il faut faire quelque chose», affirme M. Cousineau.

L’organisme compte développer, au cours des prochaines années, un service de repas dans les écoles de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’île.

«Actuellement, c’est une multinationale qui offre des repas le midi, mais les commentaires sont négatifs. On entend que ce n’est ni bon ni agréable. Nous voulons offrir le lunch à prix modique dans les établissements scolaires», annonce M. Cousineau.

L’organisme a d’ailleurs inauguré sa nouvelle cuisine professionnelle, l’été dernier, qui lui permet de doubler sa production de repas.

«Il faut rentabiliser cet équipement et les lunchs vont nous permettre d’y arriver», avance M. Cousineau.

Commençant à petite échelle, l’organisme vise d’abord les écoles de Saint-Léonard. Par la suite, il voudrait l’offrir à toute la commission scolaire.

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