Pacophoto.ca Plus d’une vingtaine de citoyens du quartier se sont réunis et ont partagé le pain et la soupe pour commémorer la 25e Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre, au pavillon Wilfrid-Bastien.

Une vingtaine de Léonardois se sont réunis au pavillon Wilfrid-Bastien pour partager le pain et la soupe, à l’occasion de la 25e Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre. Décrétée en 1993 par les Nations unies, cette journée permet de promouvoir la prise de conscience de la nécessité d’éliminer la pauvreté et la misère dans tous les pays.

À Saint-Léonard, c’est la sixième année que l’événement a été souligné. « C’est important de le faire. Il y a trois ans, nous avons été le quartier montréalais à avoir reçu les autres arrondissements pour la commémoration. Cette année, nos moyens étaient plus limité, mais l’important pour nous, c’est de la marquer, même si c’est plus modeste, on veut que ça demeure une tradition », explique l’ancien coordonnateur de l’organisme Concertation Saint-Léonard, Daniel Duranleau, qui était responsable de l’événement.

À travers des chansons, des textes et des témoignages, il indique que la commémoration s’est divisée principalement en deux grands axes, rappeler que la misère et la pauvreté existent encore et sensibiliser les gens en leur rappelant que pour les enrayer, il faut agir à la fois individuellement, mais aussi collectivement.

« C’est une occasion intéressante parce que ça nous permet de réfléchir et de nous dire que dans des quartiers comme Saint-Léonard, tout le monde devrait pouvoir vivre dans de bonnes conditions sécuritaires ainsi que d’aller à l’école et de réussir », soulève M. Duranleau.

Il mentionne l’importance de comprendre que la pauvreté et la misère sont plus qu’une situation financière précaire.

« La pauvreté c’est aussi être brimé par l’isolement. C’est de devoir supporter le regard négatif que d’autres portent sur nous », affirme-t-il.

Événement symbolique

M. Duranleau souligne que ce rassemblement se veut très symbolique.

« Le partage du pain et de la soupe nous ramène à la première réponse à la pauvreté. Ça nous rappelle les soupes populaires et tout le partage que l’initiative engendre, soutient-il.

« Pour mobiliser, il faut qu’il y ait de l’espoir. C’est ce qui nous permet de croire qu’il sera possible de vivre dans un monde sans pauvreté. »

Il estime que cette journée est une occasion pour les citoyens de réfléchir aux différents moyens qu’on peut se donner pour refuser cette précarité.

« Chaque personne peut trouver un moyen de contribuer à éliminer ces situations. Pour un parent par exemple, ça peut être de voir quels camarades de classe ne sont jamais invités aux fêtes d’anniversaires de leurs enfants. Ils peuvent en parler avec eux pour les sensibiliser et leur proposer de les inclure dans leur groupe. Ce n’est pas normal qu’à un jeune âge, il y ait déjà un isolement », estime-t-il.

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