Isabelle Bergeron/TC Media L'école Antoine-de-Saint-Exupéry a augmenté de 13% son taux de diplomation en 10 ans.

Alors que la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île est à la traîne, l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry obtient des résultats dignes d’un premier de classe en matière de persévérance scolaire. Quatre de ses élèves sur cinq ont obtenu un diplôme ou une qualification dans la dernière année scolaire.

Pour l’an 2014-2015, 74,5% des élèves de l’établissement scolaire léonardois ont obtenu leur diplôme d’études secondaires. En ajoutant ceux ayant obtenu une qualification, on atteint près de 80% des jeunes. C’est 12 points de pourcentage de plus que la commission scolaire à laquelle elle appartient.

«À mon arrivée en poste, il y a 10 ans, notre taux de diplomation était de 61%. Nous avons mis beaucoup d’efforts pour y arriver. C’est dû à une équipe très motivée qui a des intérêts communs. Je suis très fier», admet Luc Noël, directeur de l’école de la rue Robert.

Des efforts
De nombreuses mesures ont été mises en place dans cette école où l’on compte moins d’un élève sur deux ayant le français comme langue maternelle, dont la création du programme proposant des capsules d’enseignement après les cours et du soutien linguistique, pour les élèves ayant des difficultés de compréhensions en français.

«Nous mettons les budgets dans des programmes adaptés à la réalité de nos élèves. Nous mettons tout en œuvre pour offrir une carte de services qui répond à leurs besoins, car nous croyons en leur réussite», explique M. Noël.

Le ministère de l’Éducation, de l’Enseigenement supérieur et de la Recherche a mis comme objectif à toutes les écoles d’atteindre un taux de diplomation et de qualification de 80% d’ici 2020 et le directeur compte bien y arriver avant la date butoir.

Un territoire à scolariser
Malgré les efforts de l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry, il reste encore du travail à faire.

En 2011, selon Statistique Canada, 28,6% des Léonardois âgés de moins de 15 ans n’avaient aucun diplôme.

«Le territoire est peu scolarisé. Nous avons eu des vagues immigrantes où les gens étaient des travailleurs qui n’avaient pas besoin de diplôme ou encore des personnes très scolarisées, mais dont les qualifications n’étaient pas reconnues ici», explique Lina Raffoul, directrice générale de Horizon carrière.

Une situation qui a un impact sur l’emploi dans Saint-Léonard, laisse entendre Mme Raffoul.

«Le taux de chômage est plus élevé à Saint-Léonard qu’ailleurs à Montréal et c’est surement en lien avec le taux de diplomation du secteur.»

Afin d’améliorer la situation, le quartier a été visé par l’organisme Réseau réussite Montréal, il y a quelques années, afin d’y implanter des activités et des programmes de persévérance scolaire. Toutefois, l’organisation qui a des membres institutionnels et gouvernementaux et a pour mission la réussite scolaire des jeunes a refusé de répondre à nos questions.

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