Alors qu’il fait un froid polaire, le refuge de chats de Verdun n’accepte plus de nouveaux félins, car ses familles d’accueil, trop peu nombreuses, n’arrivent plus à répondre à la demande.

Le refuge, qui héberge principalement les chats de Verdun et de L’Île-des-Sœurs, n’a pas de local fixe, il est plutôt constitué d’un réseau de bénévoles qui ouvrent leurs demeures aux animaux abandonnés, souvent blessés.

Or, les bénévoles sont débordés. En ce moment, c’est plus d’une centaine de bêtes qui attendent un foyer permanent.

«Le problème, relate Denise Bouchard, présidente du refuge, c’est que plus on est connu, plus on est un endroit où l’on vient porter des chats. On a besoin d’aide.»

Des cas horribles
Deux fois par mois, les responsables du refuge organisent une journée d’adoption au centre communautaire Marcel-Giroux pour les familles à la recherche d’un animal de compagnie.

Parmi les félins orphelins, certains ont vécu des histoires à glacer le sang.

Max, retrouvé errant dans une ruelle, a perdu un bout d’oreille; conséquence d’une violente bataille de gouttière.

Des histoires d’horreur, les bénévoles du refuge pour chats de Verdun en racontent des dizaines, comme celle d’un félin abandonné devant une animalerie, à -20°C, prisonnier dans un transporteur, ou celle d’un chaton enfermé dans un sac de sport et laissé pour mort sur les berges de L’Île-des-Sœurs. Un autre, victime d’une attaque cruelle, a été aspergé d’eau par un froid glacial.

«Avant d’être bénévole au refuge, je n’avais aucune idée de la cruauté qui pouvait exister, explique Mélanie Cantin, résidente de L’Île-des-Soeurs. Toutes ces histoires-là, et je ne les connais pas toutes, me brisent le cœur.»

Des bénévoles débordés
Les besoins sont si criants que certains bénévoles hébergent plus de chats que ce qui est permis par leur propriétaire d’immeuble; ils contreviennent à leur bail, mais difficile de refuser un chat blessé ou maltraité.

«En ce moment j’ai huit chats, mais ce n’est rien: j’en ai eu 20, raconte une bénévole en riant. Il faut être très propre et faire beaucoup de ménage quotidiennement.»

Stérilisation
Pour contrôler sa population de chats errants, l’arrondissement de Verdun adhère au programme CSRM (capturer, stériliser, relâcher et maintenir) de la Société de la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal depuis 2010.

«Il y a une grosse surpopulation féline», constate la porte-parole de la SPCA, Anita Kapuscinska.

Depuis 2010, 446 chats ont été stérilisés et relâchés à Verdun, dont 97 en 2014, mais ça ne serait qu’un faible pourcentage du nombre total de chats errants.

Bien que ni l’arrondissement ni la SPCA ne détiennent de statistique exacte sur le nombre de chats abandonnés, Mme Bouchard, présidente du refuge, est catégorique, malgré les programmes de stérilisation, la population féline ne semble pas décliner.

«Ça fait dix ans que je suis au refuge, et je n’ai rien vu bouger, explique-t-elle. Il y a des mesures, mais si ça a changé quelque chose, je ne l’ai pas vu.»

Le refuge est à la recherche de chauffeurs, deux dimanches par mois, ayant un permis de conduire et un véhicule, pour transporter les chats participants aux journées d’adoption. Tous les chats voyagent dans leurs transporteurs.

Si on voit des animaux errants dans notre municipalité, on peut contacter la SPCA au 514 735-2711, poste 2362.

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