Les épidémies et attaques de zombies sortent des jeux vidéos et des émissions de télévision alors que la compagnie montréalaise Triotech a développé une maison hantée nouveau genre où le public sera immergé dans le monde apocalyptique de Fear the walking dead.

Dévoilée en avant-première dans un entrepôt de Saint-Léonard, la maison hantée mêle, notamment, les jeux vidéos au théâtre donnant ainsi aux visiteurs une expérience immersive et interactive.

Entrant dans un site contrôlé par l’armée, les participants devront passer plusieurs salles et quelques tests avant de trouver la sortie, et bien sûr, la survie. Est-ce qu’un zombie va sortir de cette porte? Est-ce que d’entrer dans l’ascenseur sera votre échappatoire ou votre futur tombeau? La peur est au rendez-vous.

«Nous amenons le jeu vidéo à un autre niveau, alors que le groupe entre dans la série.» -Ernest Yale, président fondateur de Triotech.

Une centaine d’employés a travaillé sur ce concept d’attraction unique depuis plus d’un an et plusieurs millions de dollars y ont été investis. Il reste encore quelques points à corriger, mais il sera prêt pour son ouverture en juillet, à Las Vegas.

«Nous avons pris un gamble avec Las Vegas, mais c’est un projet grandiose. Nous avons jumelé une série télévisée populaire au concept de maison hantée qui fonctionne bien. C’est une expérience mémorable», avance M. Yale.

L’attraction ne sera pas offerte à Montréal, pour le moment. Mais, le président fondateur compte bien, un jour, offrir ces projets à la population montréalaise.

À la fine pointe du divertissement interactif

L’année dernière, plus de 18 millions de personnes ont visité l’une des attractions interactives produites par Triotech. Des États-Unis à Dubaï, cette firme de Parc-Extension est à l’assaut de la planète.

En 1999, l’entreprise ne comptait que trois travailleurs, dont le président-fondateur. À l’époque, elle fabriquait de petites machines pour les arcades. En 2017, elle a recours à plus de 200 employés qui oeuvrent à concevoir des attractions immersives et interactives où le visiteur est au vif de l’action.

Plus de 250 attractions de Triotech sont à l’affiche dans 50 pays, présentées dans parcs thématiques, attractions touristiques et centres de divertissement.

La recette du succès? Mêler effets spéciaux traditionnels, animation 3D et jeux vidéo pour offrir une expérience incomparable.

«C’est fou ce que l’on a accompli en 17 ans, mais ce n’est qu’un commencement», promet M. Yale.

«Nous sommes comme un mini-Disney. Notre marché est plus petit et nous sommes plus humbles, mais l’expérience que l’on propose est mémorable» Esnest Yale, président fondateur de Triotech.

Alors que Triotech possède des attractions, entre autres, en Allemagne, à Dubai et sur la côte ouest américaine, aucun produit de la compagnie de Parc-Extension n’est offert à Montréal.

«Nous avons la volonté, mais Montréal est un petit marché saisonnier. Lorsque ça aura du sens, nous allons y installer une attraction. Ce n’est qu’une question de temps», rêve M. Yale.

Recrutement
Produire des attractions immersives et interactives demandent beaucoup de personnel et Triotech, en pleine effervescence, est à la recherche d’employés pour tenter de répondre à la demande.

«Nous avons engagé 40 personnes en 2016, et nous voulons en engager autant en 2017», souligne M. Yale.

Pour le président-fondateur, Montréal est une mine de créateurs et une source intéressante de futurs talents. Toutefois, il n’est pas facile de les recruter.

«Nous sommes peu connus à Montréal et il y a tellement de demandes pour les emplois spécialisés que nous recherchons. Nous travaillons avec les écoles pour les sensibiliser et les attirer chez nous», indique M. Yale.

 

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