Audrey Gauthier/TC Media L'équipe du CAPE: Denis Giraldeau, Denis Trépanier, Léa Lemay Langlois et André Trépanier.

Vermines, moisissures, punaises, plusieurs locataires québécois, notamment à Villeray et à Parc-Extension, vivent dans des conditions insalubres. Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec a décidé d’attirer l’attention de la population sur ces problématiques en lançant la campagne «Assez d’être mal-logé.e.s!».

«Cette campagne est une action concrète. Elle demande que tous les locataires puissent avoir un logement sain, sécuritaire et accessible. C’est ce qui répond à nos besoins», explique Véronique Houle, organisatrice communautaire à l’Association des locataires de Villeray (ALV).

Dans le quartier Villeray, la moisissure fait la vie dure aux locataires. Plus d’une personne sur trois se présente à l’ALV, à propos de cette problématique. L’embourgeoisement du secteur a aussi un impact sur les loyers, estime Mme Houle.

«Dans l’est de Villeray, le loyer moyen est de 661$ par mois. Dans l’ouest, on parle de 739$ par mois. L’arrivée des condos ainsi que de nouveaux propriétaires exerce une pression à la hausse sur le coût d’un logement», indique Mme Houle.

L’organisme participe actuellement à plusieurs études pour connaître la situation réelle des locataires du quartier, notamment pour la transformation de logements en condos et sur la sécurité alimentaire.

«Selon le recensement de 2011, il y a 21 375 locataires dans Villeray. Nous présumons que ce chiffre est en baisse avec les nombreuses transformations qu’on remarque sur le territoire», laisse savoir Mme Houle.

À Parc-Extension
À Parc-Extension, 40% de la clientèle qui fréquente le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE) s’y présente pour des raisons d’insalubrité.

«Un domicile sur cinq où l’on retrouve des enfants est infesté par des souris. Quand on parle de coquerelles, ça monte à un logement sur quatre», dévoile André Trépanier, responsable des droits des locataires au CAPE.

Cette campagne de mobilisation tombe à point, estime M. Trépanier, car elle permettra d’informer les locataires sur leur droit.

«Nous voyons des gens vivre dans des conditions inacceptables et des propriétaires négligents. C’est frustrant. Une locataire iraquienne m’a même dit que le pire logement qu’elle a habité est à Parc-Extension», souligne le responsable.

Le CAPE a accueilli 1400 personnes au cours de l’année 2013.

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