(Photo: TC Media – Archives) Le CP refuse d'ajouter des traverses de piétons à six endroits stratégiques identifiés par la Ville de Montréal puisque, selon une étude indépendante, le nombre actuel de passages piétonniers rencontre les besoins existants et futurs.

La Ville de Montréal demandera l’arbitrage à l’Office des transports du Canada (OTC), afin de trancher sur l’aménagement de six passages à niveau pour piétons et cyclistes dans l’emprise de la voie ferrée du Canadien Pacifique, dont celui de la Gare Parc, à la limite de Villeray et de Parc-Extension.

«Depuis plusieurs années, les citoyens réclament l’aménagement de nouveaux passages à niveau pour piétons et cyclistes qui permettraient de franchir en toute sécurité le corridor ferroviaire du Canadien Pacifique. Localisé au centre de l’île, celui-ci constitue une barrière physique importante entre les différents quartiers», souligne Aref Salem, responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Les citoyens souhaitent l’implantation de ces mesures afin de désenclaver les secteurs de la ville limitrophes à la voie ferrée, ce qui leur permettrait d’atteindre plus facilement et de manière plus sécuritaire les pôles d’emplois et de services et les stations de métro, entre autres.

La Ville de Montréal est d’avis que ces aménagements doivent se réaliser rapidement afin de pouvoir répondre aux besoins pressants de la population.

«Vous le savez, je demande depuis longtemps au CP d’implanter des passages à niveau, a déclaré le maire de Montréal, Denis Coderre. En ce sens, j’ai eu plusieurs rencontres de travail et de médiation avec le CP pour en arriver à une entente, mais le 26 août, le Canadien Pacifique nous a confirmé par une lettre qu’il refusait toutes nos propositions de nouveaux passages. Notre médiation a achoppé, alors notre administration n’a d’autre choix que de présenter une demande formelle à l’Office des transports du Canada, qui pourra autoriser leur construction».

Mise à part la Gare Parc, qui est en fait le raccordement des rues Ogilvy et De Castelneau, les autres traverses proposées se situent à l’intersection des rues Cartier et Dandurand, Henri-Julien et des Carrières, St-Dominique et Bernard, ainsi que près du futur campus Outremont de l’Université de Montréal et la gare Bois-de-Boulogne.

Selon la Ville, ces passages à niveau profiteraient aux différents projets de développement immobiliers en cours ou prévus à proximité et leur aménagement ne viendrait aucunement compromettre la fiabilité opérationnelle de ce corridor ferroviaire.

« La démarche de la Ville s’inscrit dans une perspective de cohabitation harmonieuse entre les activités ferroviaires, qui contribuent à la vitalité économique de la métropole, et les besoins en déplacements actifs des Montréalais. Nous sommes là pour répondre aux besoins de mobilité des Montréal, et pour ce faire, nous devons désenclaver les quartiers coupés par les voies du CP», a conclu M. Gadoury.

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