Archives TC Media L'acquisition du parc des Gorilles pourrait se faire à coup de millions de dollars.

L’appropriation du parc des Gorilles par l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie pourrait se faire à coup de plusieurs millions de dollars.

Une évaluation de la valeur marchande du terrain de 7 000 mètres carrés loge le montant aux alentours de 5,5 M$. Le rôle d’évaluation foncière de la Ville de Montréal établit la valeur du terrain à 484 800 $.

«Afin de pouvoir procéder une expropriation, il faut que nous puissions démontrer au juge que l’arrondissement a les sommes nécessaires pour en faire l’acquisition. C’est quelque chose que nous devions faire, car si l’on se fie aux précédentes négociations avec Olymbec, je suis convaincu à 100 % que l’on se dirige vers une expropriation», affirme le maire de Rosemont – La Petite-Patrie.

L’argent utilisé pour cette acquisition se ferait à même un fonds de 35 M$ de la Ville de Montréal prévu pour la revitalisation du secteur.

La Ville de Montréal annonçait la semaine dernière qu’elle était prête à prendre possession de l’espace situé à l’angle des rues Saint-Urbain et Beaubien Ouest, propriété de la compagnie Olymbec, par tous les moyens possible, incluant si nécessaire par expropriation.

M. Croteau est optimiste quant à la suite de chose, mais n’a pas voulu s’avancer sur la date réelle de la première pelletée de terre.

« L’annonce de l’acquisition est une bonne nouvelle et amène la conclusion d’un dossier que nous suivons depuis les quatre dernières années à l’arrondissement », insiste le maire.

Celui-ci se réjouit aussi de la collaboration au dossier de la Ville de Montréal, par l’entremise de Russel Copeman, membre du comité exécutif et responsable de l’urbanisme.

Toutefois, ce sont les citoyens riverains du terrain dans la Petite-Patrie qui ont reçu les éloges des élus, lundi soir lors du conseil d’arrondissement.

Par le fait même, les résidents en ont profité pour remercier l’administration de façon cocasse en remettant aux conseillers et au maire des bananes de la part des «Gorilles» du parc.

« Je suis fière d’être résidante de Marconi-Alexandra et de Rosemont–La Petite-Patrie, où j’ai l’impression que la démocratie fonctionne et où un groupe d’individus peut réaliser de grandes choses», a déclaré pour sa part la représentante des AmiEs du parc des Gorilles, Frances Foster.

Cette participation citoyenne, le maire espère qu’elle durera même après la conception du parc, puisqu’il entend permettre une cogestion des lieux, un peu à l’image du Champ des possibles, dans le Mile-End.

Aussi dans Actualités :

blog comments powered by Disqus