Collaboration spéciale TC Media En attendant de nouveaux financements, la clinique juridique sera ouverte minimalement pour une année.

Une clinique juridique renait dans Parc-Extension, après trois ans d’absence.

Le Comité d’action Parc-Extension (CAPE) et la Clinique juridique du Mile-End (CJME) ont conclu un partenariat visant à l’ouverture d’un point de service dans le quartier.

«Nous allons accueillir le point de service dans nos locaux deux fois par semaine, a indiqué André Trépanier, responsable à la défense des droits des locataires au CAPE. On connait les problématiques liées au logement, mais on sait aussi que les gens ont d’autres problèmes, avec l’immigration ou la violence conjugale.»

Le Centre local de services communautaires de Parc-Extension proposait ce service jusqu’en 2014. À sa fermeture, des organismes communautaires et des membres de la collectivité avaient souhaité le retour d’une clinique juridique.

La clinique juridique proposera des services d’informations, de conseil et d’accompagnement juridiques sans rendez-vous. Les usagers pourront bénéficier d’une aide sur l’entièreté du droit canadien. «Nous répondons à l’ensemble des demandes. Nous pouvons offrir une opinion juridique, mais pas de représentation en cours», a expliqué Anne Thibault, directrice juridique au CJME.

L’avocate sera accompagnée d’étudiants en droit bénévoles et peut aussi compter sur l’expertise d’un réseau d’avocats partenaires de la clinique.

La CJME, ouverte depuis 2002, souhaite avant tout être soutenue par les différents organismes du quartier pour remplir à bien sa mission. «Nous devons comprendre les besoins de la population et à notre tour discuter avec les organismes pour clarifier les choses avec une population récemment immigrante qui pourrait être isolée et qui ne comprend pas nécessairement ses droits», a ajouté l’avocate.

Langues

L’un des défis de la clinique juridique sera sans doute la langue, de l’avis de la CJME. Mais les ressources existent au sein des organismes partenaires. «Avec l’anglais et le français, on devrait pouvoir répondre aux besoins, a dit André Trépanier. Il faudra peut-être aussi privilégier le face à face. Mais nous avons des personnes parlant hindi, ourdou et punjabi dans l’organisme.»

En plus de la barrière de la langue, il existe aussi une barrière numérique. «Nous avons l’habitude de donner suite aux demandes par téléphone ou courriel. Mais dans Parc-Extension, il va falloir requérir à un contact plus personnel», a indiqué Leslie Ning, directrice générale de la CJME.

Actuellement, le point de service sera disponible pour un an, en raison de l’attribution d’une subvention du ministère québécois de la Justice. Le CAPE et la CJME travaillent sur le projet de viabiliser la clinique. «D’autres démarches sont déjà entreprises pour assurer le financement», a conclu Leslie Ning.

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