Gracieuseté / Arseni Khamzin Les luminaires de Samuel Lambert sont vendus au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Australie.

Après plusieurs carrières loin de la création, Samuel Lambert a voulu se recentrer sur sa passion artistique en fondant son atelier de fabrication de luminaires en 2010. Le succès a dépassé ses attentes et ses produits sont désormais vendus aux quatre coins du globe.

Le fondateur de Lambert et Fils semble être le premier surpris de la reconnaissance dont il jouit aujourd’hui. Ses luminaires s’arrachent à New York, il exporte ses produits jusqu’en Australie, il a participé au Salone del Mobile de Milan en avril et est invité à la Design Week de Paris début septembre.

Pourtant lorsque Samuel Lambert a ouvert sa première boutique dans la Petite-Italie, il ne s’imaginait pas un destin mondial.

« J’ai toujours voulu travailler de mes mains. Je pensais être un peu comme le cordonnier de mon quartier, rendre service, faire les lampes et les accrocher chez les clients. Je n’avais pas de plan d’affaires », avoue-t-il.

Ancien monteur pour le cinéma puis restaurateur, Samuel Lambert a changé de carrière en 2010 pour vivre de son art. Ce fils de potier a commencé seul en assemblant des matériaux de récupération dans un petit local de la rue Beaubien. Son studio de création est désormais installé dans Villeray sur le boulevard Saint-Laurent, il compte 45 employés et les luminaires sont assemblés sur place avec des pièces fabriquées dans la région.

« Il ne faut pas se leurrer, les pièces formatées viennent souvent de Chine. Pour des questions éthiques, économiques et de qualité, on a commencé à fabriquer nos pièces ici à Montréal, avec des gens d’ici », explique le fondateur de Lambert et Fils.

D’un style nostalgique des années 50, les luminaires haut de gamme de ce créateur montréalais s’exportent bien. Son entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 5 M$ l’an dernier, dont 60% aux États-Unis et 25% en Europe. La croissance est soutenue puisque ses résultats et son nombre d’employés doublent chaque année.

« On avance comme un taureau et on ne se rend pas trop compte. Je ne prends pas le temps de réfléchir et de regarder en arrière. C’est un peu surréel », confie Samuel Lambert.

Ces nouveaux modèles figurent d’ailleurs régulièrement dans les plus grands magazines de design du monde comme la célèbre publication danoise RUM.

« Je trouve cela plus prestigieux de me retrouver chez des gens que dans des revues internationales. C’est important d’être vu, mais seulement pour que nos produits rentrent chez les gens », assure néanmoins le créateur.

Après avoir reçu de nombreux prix pour la beauté et la qualité de ses produits, Lambert et Fils a également été honoré du prix réservé aux entreprises manufacturières lors du gala ESTim 2017 de la chambre de commerce de l’Est de Montréal.

« Comme pour la création, j’étais intuitif dans ma gestion. C’est de moins en moins le cas, mais j’essaye de garder cela. C’est encourageant de se faire reconnaître pour cela, j’ai moins le syndrome de l’imposteur, mais je ne vais pas m’asseoir là-dessus », explique Samuel Lambert.

Le créateur a d’ailleurs abandonné la direction générale de son entreprise pour se concentrer uniquement sur la direction artistique et la production de nouveaux modèles.

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