Archives | TC Media Plus de 2,5 millions de visiteurs déambulent chaque année dans les allées du Marché Jean Talon.

La saison estivale a tardé à prendre son envol cette année au marché Jean-Talon, en particulier pour les maraîchers qui ont dû prendre leur mal en patience puisque les fruits et légumes locaux se sont fait attendre sur les étals à cause du mauvais temps.

Pluies abondantes, manque de soleil, températures fraîches; « les horticulteurs ont trouvé le début de saison difficile », reconnaît Josée Tétrault, directrice des opérations au Marchés Publics de Montréal. « Mais depuis la Saint-Jean-Baptiste, tout nous laisse croire qu’elle sera aussi bonne que l’an passé. »

Mieux vaut tard que jamais
La saison bat son plein au marché Jean Talon, tous les kiosques sont complets, les clients sont au rendez-vous et les récoltes arrivent en abondance… mais en retard sur le calendrier habituel.

«Nous avons perdu une semaine avec les bleuets», lance Maxime Gagnon-David de la ferme de la famille Lauzon. «On a comme deux semaines de retard cette année pour le maïs», partage Anie de Maïs Landry.

Et c’est le même son de cloche pour tous les maraîchers interrogés, comme pour Robert Beauregard du potager Mont-Rouge, le spécialiste de la tomate au marché. La météo lui en a aussi fait voir de toutes les couleurs,  mais ses tomates, elles,  sont encore vertes.

Tous les ans ses clients se ruent pourtant sur ses énormes paniers de tomates, surtout à l’approche de la fête du Travail où les habitués profitent de la longue fin de semaine pour préparer leurs conserves pour l’hiver.

«Cette année c’est compliqué, on ne pourra pas satisfaire tout le monde en même temps», craint-il. «Tous les gens achètent habituellement leurs tomates la semaine avant la Fête. On est en plein dedans, mais nos volumes sont environ à la moitié de la normale.»

Après la pluie, le beau temps
Qui dit saison décalée, ne dit pas nécessairement saison ratée, puisque dans les champs les fruits et légumes poussent, mais plus lentement que d’habitude.  «Cette année, le summum de la saison va être la deuxième semaine de septembre, au lieu de fin août», relativise Robert  Beauregard en gardant sa bonne humeur.

Et il n’est pas le seul. «On a eu autant de monde que les autres années, ça a juste pris plus de temps pour rentabiliser le tout avec le retard dans les récoltes, sinon je n’ai pas à me plaindre du tout, c’est une bonne saison», estime Maxime Gagnon-David.

La saison estivale se poursuit jusqu’à la fin octobre au marché Jean Talon. D’ici là, certains maraîchers «croisent tout de même les doigts» pour que le bilan soit aussi positif que l’an dernier.

 

 

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