Sylvain Gagnon Les citoyens du quartier souhaitent reverdir l’îlot Saint-Alphonse.
Les espaces à l’abandon entourant Le Liguori pourraient être mis à profit grâce à une initiative citoyenne. Pendant l’aménagement du projet immobilier, plusieurs arbres ont été coupés. Un projet de reverdissement pourrait bien y prendre racine.

«Ça va prendre des experts de l’Éco-quartier pour voir ce qui va être le plus efficace», explique Jean-Pierre Éthier, résident du quartier engagé dans l’initiative citoyenne. Le quadrilatère formé des rues de Liège, Lajeunesse et Foucher ainsi que du boulevard Crémazie représente «un espace vert patrimonial substantiel», est-il précisé dans la mission du projet.

Il vise à intégrer des espaces de verdure conviviaux qui faciliteraient les rencontres entre les gens du quartier, réduiraient les îlots de chaleur et amélioreraient la qualité de l’air. Cette initiative permettrait de créer des espaces d’inclusion pour les enfants et les personnes âgées. Le corridor de verdure pourrait être emprunté par les écoliers de l’école Saint-Gérard.

Ce projet fait suite à la perte du petit boisé qui entourait autrefois l’église Saint-Alphonse. Déjà au conseil d’arrondissement du mois de juin 2012, une citoyenne se plaignait de cette destruction du parc. «On veut intervenir pour rétablir une harmonie entre la nouvelle bâtisse et l’ancienne, en plantant des arbres», résume M. Éthier.

Une chance de financement inouïe

Le projet Zinzen de Jour de la Terre Québec offre 100 000$ par année à un projet qui « s’inscrit dans une volonté d’imaginer le milieu urbain différemment en y faisant cohabiter la nature, l’art et l’agriculture urbaine», peut-on lire dans le descriptif.

M. Éthier, y a vu une occasion de financement à ne pas rater. «Avec 100 000$, ça devenait intéressant.» Sans cette somme, le projet devra avancer petit à petit, à coût de financement annuel.

Pour participer, il faut une lettre signée du propriétaire des lieux. Comme cet espace est public, c’est la signature d’Anie Samson, maire d’arrondissement, qui peut permettre à cette initiative d’être dans la course. La date limite était le 1er mars.

Or, Mme Samson n’a pas signé le document, affirmant avoir reçu la lettre à la dernière minute sans information et accusant la conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre, d’avoir ficelé seule le dossier sans le partager. Cette dernière dit plutôt que Mme Samson était au courant. Les élues se blâment l’une l’autre.

«Ce qui est arrivé selon moi, c’est que ce n’était pas clair dans leur tête quel type de lettre il fallait. D’après moi, il y a eu une confusion. On ne s’est pas compris sur les mots», dit Thierry Sénécal, de l’Éco-quartier Villeray, se gardant bien de blâmer qui que ce soit. Lorganisme environnemental fait partie des démarches.

Le Jour de la Terre a accepté de reporter la date de dépôt de la lettre au 1er avril. Le projet doit maintenant passer par le processus d’accréditation des ruelles vertes, qui est très contraignant et long, estime M. Éthier. Mme Samson a promis que le dossier sera réglé pour cette date.

 

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