J’ai joué à Christophe Colomb, mais j’ai trouvé l’Inde! L’Inde est un pays plus que complet et M. Colomb le savait. Il y existe une diversité incroyable dans toutes les sphères imaginables. En seulement 30 jours, je n’ai qu’effleuré le sujet. Du pied de l’Himalaya à la côte sud-ouest dans la province de Goa, j’ai abouti à Baga, un endroit absolument magnifique. Je comprends maintenant pourquoi Christophe Colomb voulait se rendre aux Indes…

Christophe cherchait une nouvelle route vers l’Inde. Rappelons-nous que c’est par erreur qu’a accosté Christophe Colomb sur l’Amérique, et qu’il croyait avoir trouvé l’Inde. La France à donc découvert, la bière d’épinette, le sirop d’érable et nos fourrures, en compensation aux métaux, tissus et épices, qu’étaient les richesses déjà biens connues des Européens de l’époque. Merci M. Colomb pour notre bel héritage au Québec!

 

L’Inde et ce que j’en pense ! L’Inde est un cheval sauvage que j’ai du dresser avant d’apprécier. Mais une fois monté, un monde autant complexe que magnifique s’est ouvert à ma découverte. Par la suite, je me suis laissé trotter pour pleinement l’apprécier et finalement l’adorer. Je considère maintenant ce pays comme l’épicentre du berceau de l’humanité. Une panoplie de différentes civilisations y habitent. Plusieurs peuples sont passés en laissant beaucoup de leur héritage. Son emplacement géographique et ses richesses font d’elle ce qu’elle est aujourd’hui.

 

Côté religion, c’est presque simple là-bas! Récapitulons ! Jésus est né à Nazareth en Palestine. Bouddha, Shiva et toute sa famille sont nés en Inde. Allah n’est jamais descendu sur terre, mais abrite sont quartier général quelque part entre l’Afghanistan, le Pakistan et le Kashmir. Disons qu’ils sont très bien équipés! Aussi, Gandhi un jour a dit;

 

« Toutes les religions sont comme des routes qui se dirigent vers la même destination, et que l’important était de se rendre, peu importe comment on s’était rendu. ’»

Je le comprends, il vivait en Inde! Alors hindouistes, bouddhistes, islamistes, chrétiens et sikhs, pour ne nommer que les principales, vivent dans un même pays et dans l’harmonie. Je lève mon chapeau!

Mais l’Inde c’est aussi un trip de bouffe, de bons parfums et de couleurs! Tout est bon! Même quand ça ressemble à de la bouette, c’est délicieux! Des fois, je ne voulais même pas savoir ce que je mangeais. Je le mangeais et ç’était bon! Les couleurs sont magnifiques, elles m’entouraient et m’éblouissaient. J’ai l’impression que la lumière ne se reflète pas de la même façon. En inspirant, j’ai aussi humé un monde de parfums exceptionnels durant ce voyage et non seulement de mauvaises odeurs.

 

Je débarque dans Delhi. Une grande ville, c’est une grande ville! Mais une grande ville de l’Inde, c’est une grande ville de l’Inde ! En arrivant, la majorité des touristes que j’ai rencontrés se font arnaquer. Parce que, de gentils individus scrutent les rues du quartier touristique et repèrent de beaux touristes frais du jour, pour les guider poliment et doucement vers le centre d’information touristique et de réservation non gouvernemental. Si vous voyez ce que je veux dire!? Donc, j’arrive dans une jungle puante et extrêmement chaotique, quand soudainement apparaissent des gens d’une politesse et douceur incomparable voulant m’aider. Ben, je me suis fait avoir! Pas autant que d’autre, mais un peu!

 

Les vaches, les éléphants, les chameaux, les autos rickshaws et toute une même famille sur une moto sont des choses habituelles sur la route. Les embouteillages sont constants. Donc, lorsqu’une ouverture se présente. Watch out! Tout le monde veut passer dans la même craque. Ce peuple poli, gentil, respectueux, avenant, aidant et courtois, derrière un volant, devient tout simplement dément. Au diable les bonnes manières! Ma première journée au volant d’un scooter j’ai tenté à 3 reprises, d’influencer à la prudence d’autres conducteurs que je trouvais téméraires. Ils m’ont regardé comme un extra-terrestre. J’avais donc intérêt à m’ajuster rapidement. Ce n’est pas moi qui allais changer leur façon de circuler. J’ai appris ça vite!

> Delhi pour débuter, c’est dur sur le morale ! Ce n’est pas ce que j’appelais des vacances. Sérieusement, ça sent les égouts partout et ça commence à l’aéroport. Même chose pour Mumbai. Les citadins ont beau vouloir camoufler les senteurs, mais il en reste toujours un petit fond. C’est toute une expérience. Pas de toilette et d’eau courante, mais avec la télévision satellite! Je marchais dans Mumbai vers la station de train et les taudis m’intriguaient le long de la route. Cependant, je me suis étonné de voir que plusieurs ont la télé satellite. Évidemment! C’est plus simple d’amener les ondes télé que l’eau dans leur maison. Dans ces grandes villes, la misère et la pauvreté sautent aux yeux. L’insalubrité des bidonvilles est à l’extrême.

 

Pour toutes ces bonnes raisons, les Montagnes m’appellent! Je me sauve de Delhi pour me rendre dans le Kashmir! J’arrive à l’aéroport de Srinagar sur un terrain un peu plus instable. L’armée est plus présente et je sens une certaine tension. En plus, au mois de novembre il n’y a pas beaucoup de touristes là bas, c’est l’hiver! La température était de 12 degrés Celsius l’après-midi de mon arrivée. La nuit, le mercure descendait entre 0 et 5 degrés Celsius.

 

Asala Malecum! Mon passage sur ces terres s’est déroulé sans anicroche. Je n’ai jamais eu de problèmes. Je n’ai jamais ressenti ou subi de menaces. Je n’ai jamais été importuné par qui que se soi. Cette mauvaise publicité est nuisible pour les affaires au Kashmir. Le Lonely Planet ne propage pas bonne presse pour l’endroit et s’est dommage. À mon avis, une révision pour la prochaine édition s’impose. Les voyageurs sont craintifs et les locaux sont lésés. Pour ma part, j’étais content d’être entouré par le peuple et moins de touristes. Tout le monde était gentil et accueillant au Kashmir, très accueillant!

 

Premier soir, je couche sur une péniche (house boat ou motel flottant). C’était super, mais il n’y avait pas de chauffage dans ma chambre! Pour compenser, j’ai eu droit à des poches d’eau chaude et plusieurs couvertures. C’était ben correct! Le lendemain matin je suis parti avec Nazir pour faire le tour de Srinagar. J’ai visité des mosquées, j’ai rencontré ses amis et j’ai même pris un chai (thé) chez lui avec ses parents. C’était très sympathique!

 

Par l’entremise de la péniche j’ai aussi rencontré Aliasa. Cet homme de famille retournait à la maison pour quelques jours et m’a donné l’opportunité d’aller vivre avec sa famille pendant 5 jours, dans son petit village, du nom de Khaipur, et à 65 km de la frontière pakistanaise. Là où les gens ont peur d’aller finalement ! Mais je partis avec lui parce qu’il m’inspirait confiance. Là bas, j’ai chassé la perdrix, j’ai marché les montagnes, mais j’ai surtout vécu leur vie durant 5 jours. Dans ce village, tout le monde m’invitait dans leur demeure. Dans une journée, je pouvais boire 15 thés. Un chai, un chai salé, un chai au safran, un chai à la noix de coco, et toujours avec des petits biscuits et ça recommençait. J’ai même goûté des biscuits à la noix de coco presque identiques à ceux que ma mère fait pour Noël. Étrange! Il manquait seulement la petite cerise sur le dessus.

 

Goa, l’endroit où j’ai finalement abouti et resté 18 jours! Pour la température, c’est difficile de faire mieux. Le mercure se tient toujours entre 28 et 35 degrés et jamais une goutte de pluie ne tombe entre mi-novembre et mi-mars. Il est facile de se planifier des activités quand la température est aussi prédictible. En plus, les soirées sont fraiches! Parfait pour l’exode hivernal d’un québécois! Les plages se succèdent l’une après l’autre tout le long de la côte. J’habitais dans une belle petite cabane en cèdre et sur le bord d’une piscine. Ça sentait bon! La plage était à un kilomètre. Les locaux sont fiers de dire que l’atmosphère y est Shanti Shanti (relaxe). Un gros contraste avec les grandes villes. Les gens se portent mieux et sont plus éduqués. La grande pauvreté est moins apparente ou plus facile à gérer pour eux. Malgré que les employés de l’hôtel où j’habitais étaient tous payés entre 3 $ et 4 $ par jour. Dans cette province, le gouvernement a octroyé des visas permanents à plusieurs vieux hippies arrivés au milieu des années 60. Et ceci, en reconnaissance de l’achalandage touristique qui leur a apporté. Ils passent maintenant souvent leurs soirées au vieux fort de Chapora.

 

J’ai entendu Alain et avec un accent québécois! J’étais abasourdi ! Pouvez-vous le croire ? Et bien, j’ai rencontré deux ex-employés sur le marché de Anjuna à Goa. Le monde est petit! On a soupé ensemble et c’était vraiment plaisant. Je me suis bien amusé!

 

En scooter, j’ai traversé le nord de Goa d’un bout à l’autre! J’ai vu des plages, des églises, des mosquées, des montagnes, des rivières, des villages, des singes, des tortues, etc. Après une belle grosse journée bien remplie, ce que j’aimais, c’était de me baigner, me changer, souper et relaxer dans ma petite maison.

 

Namasté,

 

Alain Bourgeois

lespotinsdalain@gmail.com

 

Pour vous donnez une idée des coûts:

Scooter, 4 $ par jour

Souper aux grosses crevettes king au resto, 6 $

Charmante petite chambres d’hôtel, 18 $ par jour

Massage, 8 $ pour 1H

Une grosse bière, 1.50 $

6 pommes, 1 $

Essence, 1.50 $ le litre

Une bouteille d’eau, 50 cents le litre

Salaire d’un employé de l’hôtel à Goa, entre 3 $ et 4 $ par jour

Acheter une motocyclette Royal Enfield neuve, 2000 $

Acheter une auto Suzuki murito, 2500 $

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