Fernando Vergara/The Associated Press Les gens ont célébré l'accord de paix dans les rues de Bogotá.

Un des plus vieux conflits du monde a pris fin, mercredi, alors que le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie ont annoncé la conclusion d’un accord de paix définitif.

Plus d’un demi-siècle de rébellion ayant laissé derrière lui 220 000 morts et plus de cinq millions de déplacés s’est ainsi conclu avec une poignée de main entre le leader des rebelles, Iván Márquez, et le représentant du gouvernement colombien, Humberto de la Calle.

«Je peux maintenant mourir en paix, parce que finalement, je vais voir mon pays sans violence, où il existe un avenir pour mes enfants», s’est réjoui Orlando Guevara, 57 ans, pleurant lorsqu’il a appris que quatre ans de négociations difficiles avaient enfin abouti à un accord de paix.

Sur la plaza Bolivar, au cœur de la capitale colombienne, Bogotá, une foule de 400 personnes se sont mises à chanter «¡Viva Colombia! ¡Viva la paz!» dès que M. Marquez a mis fin à son discours (diffusé en direct), conscientes d’assister à un moment historique.

«Il n’y a pas de gagnant ni de perdant lorsqu’on fait la paix. La Colombie a gagné, la mort a perdu.» –Rodrigo Granda, négociateur des FARC

Il faudra néanmoins que l’accord soit adopté par référendum. L’ancien président colombien, Álvaro Uribe, mène la fronde pour que celui-ci soit rejeté, mais les sondages donnent l’option du «oui» gagnante.

Le texte final de l’accord n’a toutefois pas encore été dévoilé, et des clauses litigieuses pourraient amoindrir l’appui des Colombiens à la paix. Le président Juan Manuel Santos a indiqué mercredi que le vote aura lieu le 2 octobre.

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