AP Marine Le Pen

L’élection du républicain Donald Trump à la présidence américaine a suscité de multiples réactions au pays et à travers le monde, évoquant la surprise et certaines inquiétudes, mais appelant aussi à la collaboration.

Plusieurs réactions ont devancé l’annonce du vainqueur lors de cette longue soirée électorale, et ont appelé à prendre acte du message des électeurs.

Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, a félicité Donald Trump pour sa «soirée mémorable».

Une porte-parole de M. Ryan a confirmé que le président de la Chambre avait joint par téléphone M. Trump. AshLee Strong a dit que les deux hommes avaient eu «une très bonne conversation».

M. Ryan a qualifié la victoire de M. Trump de désaveu «du statu quo des politiques progressistes libérales ayant échoué».

Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a salué la victoire électorale de Donald Trump.

Le communiqué qu’il a fait émettre signale qu’il a transmis ses félicitations à M.Trump. Il a aussi exprimé l’espoir de pouvoir tirer les relations entre la Russie et les États-Unis de leur état de crise actuel. Vladimir Poutine écrit qu’il a confiance qu’un dialogue constructif et durable puisse s’établir entre les deux pays.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a affirmé que la France continuerait de travailler avec le nouveau président, tout en disant que la percée de Donald Trump représentait un avertissement pour l’Europe.

«Nous ne voulons pas d’un monde où l’égoïsme triomphe», a dit M. Ayrault dans la nuit sur France-2. Le gouvernement socialiste avait appuyé publiquement Mme Clinton.

M. Ayrault a affirmé que les politiciens européens devraient accorder une attention au message des électeurs de M. Trump. Il a dit croire qu’une partie de l’électorat — aussi en Europe — se sentait «abandonnée».

La présidente du parti français Front national, Marine Le Pen, avait été la première à réagir dans le milieu politique français, félicitant sur Twitter le «nouveau président des États-Unis Donald Trump et le peuple américain, libre!» — alors qu’un vainqueur n’avait pas encore été confirmé.

L’ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, a déclaré sur Twitter, peu après minuit: «Après Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige.»

Et un peu plus tôt, également sur Twitter: «C’est la fin d’une époque, celle du néolibéralisme. Reste à savoir ce qui lui succédera.»

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a parlé d’une grande surprise et d’un vote «contre Washington, contre l’establishment».

Mme Von der Leyen a dit à la télévision publique allemande que Donald Trump demanderait assurément aux partenaires de l’OTAN ce qu’ils «accomplissent au sein de l’alliance atlantique», mais que ceux-ci lui demanderaient aussi «sa position à l’égard» de l’OTAN.

Des Indonésiens sur les réseaux sociaux se demandent pourquoi les Américains ont voté en si grand nombre pour le milliardaire Donald Trump, perçu par bon nombre de personnes dans le pays musulman le plus populeux comme intolérant et réactionnaire.

Les sites Twitter, Facebook et les forums de discussion abondent d’avis à savoir si M. Trump suivra sa rhétorique de campagne en incluant une interdiction d’entrée pour les musulmans aux États-Unis.

Environ 100 000 Indonésiens résident aux États-Unis.

Le président Joko «Jokowi» Widodo avait dit à la télévision nationale, avant l’annonce du vainqueur, que son gouvernement travaillerait avec quiconque deviendrait président.

Des médias d’État en Chine et des commentateurs soutenus par Pékin ont rappelé la préférence du gouvernement chinois pour Donald Trump à la présidence.

L’universitaire Mei Xinyu a écrit dans le journal du Parti communiste Global Times qu’une victoire de M. Trump «serait plus facile pour la Chine», disant que la «ligne politique» prônée par M. Obama et Mme Clinton rendait les frictions militaires et politiques entre la Chine et les États-Unis «plus fréquentes».

L’agence d’État Chine Nouvelle a soutenu que la campagne présidentielle avait montré que «la majorité des Américains se rebellaient contre la classe politique et les élites financières américaines».

L’ambassadeur américain en Chine, Max Baucus, a affirmé que «la relation la plus importante au monde» entre Pékin et Washington demeurerait stable indépendamment du résultat de l’élection présidentielle américaine.

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a affirmé à un membre de son entourage que «la course était plus serrée que prévu».

Le secrétaire en chef du cabinet Yoshihide Suga a réaffirmé l’engagement de son gouvernement envers l’alliance de sécurité entre les États-Unis et le Japon. Il a affirmé aux journalistes que l’alliance demeurerait la pierre angulaire de la diplomatie entre les deux pays.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus