The Associated Press Une plaque commémorative a été dévoilée devant le Bataclan, dimanche.

Il y a un an, jour pour jour, la France était touchée en plein coeur par les attentats les plus meurtriers perpétrés en sol français depuis la Seconde Guerre mondiale.

C’était un vendredi. Les premières informations sont parvenues en fin d’après-midi, à Montréal. Une fusillade aurait eu lieu dans un restaurant cambodgien à Paris, dans le 10e arrondissement. Puis, d’autres fusillades ont éclaté dans des bars à proximité, jusqu’au 11e arrondissement.

En même temps, d’autres rumeurs circulaient sur de possibles explosions au Stade de France, alors qu’un match amical de football entre la France et l’Allemagne était disputé. Un match auquel assistait le président de la France, François Hollande.

Il était aussi question de prise d’otages au Bataclan, une salle de spectacle où jouait ce soir-là le groupe californien Eagles of Death Metal.

À ce point-ci, les informations étaient dévoilées au compte-gouttes, puisque les événements n’étaient visiblement pas terminés.

Finalement, vers minuit à Paris, soit 18 h à Montréal, les policiers mènent un assaut dans la salle de concert. Lorsque les trois assaillants sont morts, les autorités constatent le carnage.

Le bilan des morts qui était de quelques dizaines de personnes s’alourdit soudain à plus d’une centaine, sans compter les blessés, qui seraient plusieurs centaines. Au final, les attentats auront fait 130 morts et 350 blessés.

Ce vendredi-là, trois hommes se sont fait exploser près du Stade de France, tandis que trois autres kamikazes armés de fusils d’assaut ont abattu les gens qui étaient attablés sur des terrasses du 10 et du 11e arrondissement de la capitale française. Quelques minutes plus tard, trois autres hommes avaient pénétré dans le Bataclan et perpétré un massacre qui s’est soldé par un bilan de 90 morts. Les attentats ont été revendiqués peu de temps après par Daech (groupe armé État islamique).

Depuis, les cicatrices ont commencé à guérir. Les établissements affectés par les événements — Le Petit Cambodge, Le comptoir Voltaire la Pizzeria Casa Nostra, Le Carillon, La Belle Équipe et La Bonne Bière — ont rouvert leurs portes dans les semaines et les mois suivants. Samedi, le Bataclan a marqué la réouverture de sa salle en invitant le chanteur Sting. L’ancien membre du groupe The Police a amorcé son concert en demandant une minute de silence aux spectateurs, dont plusieurs étaient des proches des victimes des attentats.

Au Stade de France, vendredi, les joueurs des équipes de la France et de la Suède ont observé un moment de silence avec les quelque 80 000 spectateurs, dont le président français François Hollande, qui était présent comme l’année dernière. La sécurité était toujours resserrée, mais l’ambiance était calme. Lors de l’interprétation de «La Marseillaise», les spectateurs chantaient à tout rompre chaque parole.

Mais depuis les attentats du mois de novembre, la France été le théâtre de nouvelles attaques. Un prêtre a été égorgé par deux djihadistes à Saint-Étienne-du-Rouvray. Un couple de policiers a été poignardé à mort à Paris. Et, le 14 juillet, lors des célébrations de la Fête nationale française à Nice, un homme a fauché des dizaines de personnes avec son camion sur la promenade des Anglais, un drame qui a fait 86 victimes et 434 blessés.

Donc même si les cicatrices commencent à se refermer, les Français demeurent craintifs. Selon un sondage mené pour le quotidien français Libération, un Français sur deux a confié penser aux attentats de Paris au moins une fois par semaine.

Le même coup de sonde mené par l’institut Viavoice révèle que 20 % des Français se sentent plus vulnérables aujourd’hui, alors que 40 % disent avoir changé leurs comportements dans les espaces publics.

Interrogés sur la possibilité de limiter les libertés fondamentales pour lutter contre le terrorisme, 52 % d’entre eux jugent que de telles mesures seraient «contre-productives», comparativement à 43 pour cent qui les estiment «inévitables».

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