The Associated Press L’Université de science et de technologie de Pyongyang

La Corée du Nord a confirmé mercredi l’arrestation d’un autre citoyen américain pour des actes allégués d’hostilité visant à renverser le gouvernement.

Kim Sang Dok, un professeur de comptabilité à l’Université de science et de technologie de Pyongyang, a été «intercepté» à l’aéroport international de la capitale le 22 avril, selon l’agence de nouvelles étatique KCNA. L’homme de 58 ans est resté en détention alors que les autorités menaient une enquête sur son crime allégué.

Le chancelier de l’école, Park Chan-mo, ainsi que l’ambassade suédoise à Pyongyang avaient préalablement fait état de l’arrestation de Kim Sang Dok, sans pouvoir expliquer pourquoi elle avait eu lieu.

Le professeur est maintenant le troisième Américain à être emprisonné en Corée du Nord. Les autres détenus américains sont Otto Warmbier, qui purge une peine de 15 ans assortie de travaux forcés pour de prétendus actes séditieux, et Kim Dong Chul, qui purge une peine de 10 ans de pénitencier assortie de travaux forcés pour des actes allégués d’espionnage.

Les analystes affirment que la Corée du Nord tente souvent d’utiliser des détenus étrangers afin d’obtenir des concessions de la part d’autres régimes. Dans le passé, cette tactique a notamment mené à des missions américaines visant à faire libérer les détenus. L’animosité entre Pyongyang et Washington a grimpé dans les dernières semaines.

Mercredi, le département d’État américain a indiqué être au courant de la détention d’un citoyen américain, mais a refusé d’élaborer «en raison de considérations ayant trait à la vie privée».

Il a été impossible d’entrer en contact avec la famille de Kim Sang Dok.

L’Université de science et de technologie de Pyongyang est la seule université financée par le privé en Corée du Nord. Elle a accueilli ses premières cohortes en 2010. L’établissement est unique dans le pays communiste en raison de son grand nombre d’employés étrangers.

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