Environnement. Si 2016 a été une année difficile pour les espèces en danger, cette année devrait être encore pire pour certaines d’entre elles, comme les girafes, les guépards ou les marsouins du Pacifique.

L’année 2017 sera difficile pour les espèces menacées d’extinction.

La World Wildlife Foundation (WWF) avait déjà averti l’année dernière que les effets néfastes causés par les changements climatiques pourraient engendrer l’extinction massive d’animaux partout sur la planète.

En octobre 2016, la WWF avait d’ailleurs publié un rapport prévenant qu’une baisse de 58% de la population de poissons, de mammifères, d’oiseaux et de reptiles avait été enregistrée entre 1970 et 2016 dans le monde. En résumé, la faune mondiale s’est réduite de 2% chaque année.

Pendant plus de 50 ans, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a catalogué les espèces faisant face à un danger d’extinction. Et actuellement, plus de 5 000 espèces sont étiquetées comme étant en «danger critique».

5 espèces en danger en 2017

Abeilles

Sept sortes d’abeilles sont sur la liste des espèces en voie d’extinction. Plus du quart de la population des abeilles aux États-Unis fait face à ce problème. La diminution du nombre de ces insectes dans le monde a un impact sur l’approvisionnement alimentaire de la planète, puisque les abeilles sont à l’origine de la pollinisation de plus du tiers de la nourriture mondiale.

Girafes

Au cœur de la liste des espèces menacées d’extinction, il y a les girafes. La population de girafes a diminué de 30% au cours des 30 dernières années. Cette annonce a été faite 
à la fin de l’année 2016. 
«Tout le monde s’inquiète du sort des éléphants, alors qu’ils sont quatre fois plus nombreux que les girafes», déplorent Julian Fannessy et Noelle Kumpel, de l’Union internationale 
pour la conservation de la nature (UICN).

Guépards

La fin de l’année 2016 a été pénible pour les guépards. Il ne reste plus que 7 100 spécimens sauvages de ce félin dans le monde, selon une recherche publiée dans le magazine scientifique Proceedings, de l’Académie nationale des sciences. L’organisme de bienfaisance Panthera – qui se consacre à la préservation de ces grands félins et de leurs écosystèmes – a demandé à l’UICN d’inscrire les guépards sur la liste des espèces menacées d’extinction.

Gris d’Afrique

En décembre 2016, l’UICN indiquait que 11% des gris d’Afrique étaient déjà considérés comme menacés. Dans son rapport, l’organisme décrit ce perroquet comme un oiseau «très intelligent» capable d’imiter le langage humain. Sa population a diminué de 99% à cause de la destruction de son habitat et du braconnage.

Marsouins du Pacifique


Le Phocoena sinus, plus connu sous le nom de marsouin du Pacifique (vaquita), est une espèce en danger critique d’extinction. Selon Greenpeace, le marsouin du Pacifique, qui vit dans les eaux du Mexique, en particulier dans le golfe de Californie, est le mammifère le plus en danger dans le monde.

Des facteurs destructeurs
Métro s’est entretenu avec Rodrigo Catalán, directeur de conservation de la World Wildlife Foundation (WWF) du Chili, pour avoir son point de vue.
«La perte de la biodiversité et de plusieurs espèces est liée en général à cinq facteurs, souligne M. Catalán. La perte de l’habitat causée par la déforestation, la destruction des rivières pour y construire des centrales énergétiques sont fatales pour l’habitat des espèces, comme c’est le cas pour la girafe. La surexploitation comme la pêche et le braconnage affecte également beaucoup d’animaux. Dans le cas des marsouins du Pacifique, ils sont capturés involontairement par les pêcheurs, explique le direceur de conservation de la WWF du Chili. La pollution des terres et des océans est également un facteur d’extinction. Dans le cas des abeilles, l’utilisation massive de pesticides provoque l’élimination de cet insecte, pourtant utile à la pollinisation des fermes. L’extinction des abeilles a des conséquences plus importantes que ce qu’on imagine. Enfin, le réchauffement climatique et les changements climatiques ont un impact sur les espèces animales», conclut-il.
Propos recueillis par 
FELIPE HERRERa/MWN

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