Tandis que certains pays voient leur courbe démographique évoluer très lentement, d’autres assistent à une augmentation vertigineuse de leur population. Une augmentation qui peut s’avérer alarmante compte tenu de l’espace et des ressources disponibles sur Terre. À l’occasion de la journée mondiale de la population, aujourd’hui, Métro s’est penché sur ce que l’avenir réserve à l’espèce humaine.

Selon les chiffres des Nations unies, nous sommes plus de 7,6 milliards d’individus sur Terre actuellement. D’ici 2050, nous serons 9,7 milliards. Et d’ici l’année 2100, 11,2 milliards de personnes peupleront la planète. Et bien que, dans certains pays, les niveaux de fertilité sont en chute libre, dans les pays en développement, ces chiffres ne cessent d’augmenter. Outre l’espace qui se fera de plus en plus restreint, les ressources risquent également de manquer.

Déjà en 1798, Thomas Robert Malthus, dans son Essai sur le principe de population, abordait la croissance de la population mondiale et la façon dont le manque de ressources pourrait être catastrophique. Déjà à cette époque, alors que le colonialisme régissait l’ordre mondial, que les recensements n’étaient pas fréquents et que les conditions sociales et économiques n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui, M. Malthus préconisait des politiques gouvernementales de contrôle de la croissance démographique.

En mai dernier, le célèbre astrophysicien Stephen Hawking a dit dans le cadre d’un documentaire de la BBC intitulé Stephen Hawking: Expedition New Earth que «les changements climatiques, le nombre croissant de collisions d’astéroïdes, les épidémies et la hausse constante de la population mondiale rendent la Terre de plus en plus précaire». Il est donc inévitable que l’humanité cherche de nouveaux endroits pour s’établir.

«Cette espèce de panique exprimée par certains ne doit pas être sous-estimée, insiste Corey Bradshaw, chercheur au Centre d’excellence australien en bio­diversité et en patrimoine. Nous utilisons tellement de ressources qu’il n’y aura plus d’eau. Aucune amélioration n’est prévue et, malheureusement, les chiffres le confirment.»

Pour sa part, l’organisation britannique Population Matters déboulonne le mythe selon lequel une hausse de la population mondiale est profitable. Leurs arguments sont clairs: «Où trouverons-nous les ressources pour investir dans cette population de jeunes qui doivent prendre soin des plus vieux?»

Selon les données publiées par Population Matters et obtenues de différentes institutions, dont l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), d’ici 2050 nous aurons besoin de 70% plus de nourriture pour survivre.

L’avenir se construit progressivement dans le présent. Et ce que les grandes organisations et les scientifiques nous répètent depuis des années est aujourd’hui devenu une triste réalité.

Une réalité évidente

Métro s’est entretenu avec Corey Bradshaw, chercheur au Centre d’excellence australien en biodiversité et en patrimoine

Croyez-vous que, si nous continuons ainsi, tout se terminera?
Ce que je crois n’a pas d’importance, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nous n’avons rien fait pour abaisser les taux de fertilité. Nous ne nous éteindrons pas, mais nous devrons réduire notre qualité de vie, et la violence et les inégalités augmenteront.

Mais au Japon et en Europe, les gens vivent plus longtemps et il n’y a pas de forte croissance démographique.
C’est ce que plusieurs pays devraient faire pour améliorer leur qualité de vie. Ils ont un meilleur système de santé, d’éducation, et plus de possibilités.

Mais, comme on le constate, ne pas avoir d’enfants n’aidera pas à résoudre le problème.
Même si d’ici 2100, on atteignait le niveau d’un enfant par femme, nous serions toujours autant sur la planète qu’aujourd’hui. Diminuer la fertilité ne changera rien, ni même ne réduira le nombre de personnes sur Terre.

Aussi dans Monde :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!