The Associated Press Robert Mugabe.

HARARE, Zimbabwe — Robert Mugabe a remis sa démission comme président du Zimbabwe mardi, après 37 ans à la tête du pays et peu de temps après que le parlement eut entamé une procédure de destitution contre lui.

«Ma décision de démissionner est volontaire et découle de ma préoccupation pour le bien-être du peuple du Zimbabwe et de mon désir d’une transition harmonieuse et pacifique du pouvoir», écrit Robert Mugabe dans sa lettre de démission, qui a été lue devant le Parlement.

Le whip du parti au pouvoir, Lovemore Matuke, a dit à l’Associated Press que l’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa, dont le congédiement a mis le feu aux poudres, deviendra le leader du pays d’ici 48 heures. M. Matuke a ajouté que M. Mnangagwa, qui a pris la fuite après avoir été viré, «n’est pas loin d’ici».

M. Mnangagwa a été le bras droit de Robert Mugabe pendant des décennies. Il est connu comme un homme rusé et impitoyable, et est plus craint qu’aimé.

L’annonce de la démission de Robert Mugabe — entrant en vigueur immédiatement — s’est propagée à la vitesse de la lumière dans la capitale, Harare, donnant lieu à des explosions de joie.

Des klaxons ont retenti et des gens ont chanté et dansé dans la ville dans une démonstration de libre expression qui aurait été impossible sous la gouverne de Robert Mugabe.

«Bienvenue au nouveau Zimbabwe», ont scandé des manifestants devant un centre de congrès où s’étaient réunis les législateurs.

«Un changement était attendu depuis longtemps… Peut-être que ce changement apportera des emplois», a dit Thomas Manase, diplômé universitaire sans emploi, âgé de 23 ans.

Robert Mugabe, qui, à 93 ans, était le plus vieux chef d’État au monde, a affirmé dans sa lettre que les procédures devraient être enclenchées «pas plus tard que demain» pour installer une nouvelle présidence.

La démission de Robert Mugabe a mis fin aux procédures de destitution enclenchées par le parti au pouvoir ZANU-PF après que son comité central eut voté pour chasser le président comme chef du parti pour le remplacer par M. Mnangagwa.

Le chef de l’opposition Morgan Tsvangirai, du parti MDC, a déclaré que la culture du parti au pouvoir «devait cesser» et que tout le monde devait réfléchir et travailler de concert en vue d’élections libres et équitables. Son parti avait appuyé la motion de destitution.

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