Alex Brandon Alex Brandon / The Associated Press

WASHINGTON — Le sénateur américain Al Franken a annoncé jeudi qu’il démissionnerait du Congrès dans quelques semaines, après avoir été poussé vers la sortie par ses collègues démocrates en réaction aux multiples allégations d’inconduite sexuelle dont il fait l’objet.

L’ancienne étoile montante du Parti démocrate a annoncé sa décision lors d’un discours sur le parquet du Sénat.

«Je démissionne peut-être de mon siège, mais je n’abandonne pas mon droit de parole», a dit M. Franken.

Celui qui représentait l’État du Minnesota depuis plusieurs années avait présenté de multiples excuses aux femmes qui lui reprochaient différents comportements allant des attouchements aux baisers forcés.

Au moins huit femmes l’accusent maintenant d’inconduites sexuelles. Sa chute a été rapide et brutale depuis les premières allégations, le 16 novembre.

Ses collègues démocrates, les femmes en tête, l’ont largué mercredi lorsque de nouvelles allégations ont fait surface. Une femme a déclaré qu’il avait tenté de l’embrasser de force en 2006, ce que le sénateur a énergiquement nié. Quelques heures plus tard, une autre femme a affirmé qu’il l’avait touchée de façon inappropriée lors d’une photo avec elle en 2009.

«Je sais dans mon coeur que rien de ce que j’ai fait en tant que sénateur n’a apporté le déshonneur à cette institution», a assuré M. Franken dans son discours.

Al Franken, un ancien comédien qui s’est fait connaître par sa participation à l’émission «Saturday Night Live», avait initialement tenté de conserver son siège et de coopérer à une enquête en matière d’éthique, affirmant qu’il s’efforcerait de regagner la confiance de ses électeurs.

«Certaines allégations à mon égard sont tout simplement fausses», a-t-il martelé. «Et il y en a d’autres dont je me souviens très différemment.» Il a toutefois affirmé jeudi qu’il ne pourrait collaborer à une enquête en matière d’éthique tout en assumant pleinement ses responsabilités de sénateur.

Al Franken avait été élu de justesse au Sénat en 2008. Il comptait parmi les adversaires les plus farouches du président Donald Trump et son nom avait même été évoqué comme potentiel candidat à la présidentielle de 2020.

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