AP

GAZA, Territoire Palestinien — Israël n’hésitera pas à s’en prendre aux «organisations terroristes» si la violence se poursuit le long de la frontière qu’il partage avec la bande de Gaza, a prévenu le porte-parole de l’armée israélienne, samedi, un jour après que des milliers de Palestiniens eurent manifesté près de la barrière séparant le territoire et l’État hébreu.

La manifestation de vendredi avait été organisée par le Hamas, le groupe islamique qui dirige la bande de Gaza, et présentée comme le coup d’envoi de six semaines de protestations.

Selon les autorités gazouies, 15 Palestiniens ont été tués et plus de 750 autres blessés par les balles des soldats israéliens durant l’épisode de violence qui a suivi le rassemblement de vendredi.

Il s’agit de l’affrontement le plus sanglant à être survenu sur le territoire palestinien depuis le conflit entre le Hamas et Israël en 2014.

Durant la manifestation de vendredi, une foule importante s’est rassemblée près de la frontière et y est demeurée alors que de petits groupes de protestataires approchaient de la barrière pour lancer des pierres et des pneus enflammés de l’autre côté.

Le brigadier-général Ronen Manelis, le porte-parole de l’armée israélienne, a rejeté les allégations selon lesquelles les troupes de l’État hébreu auraient usé d’une force excessive contre les manifestants, soutenant que les victimes étaient des militants âgés de 18 à 30 ans ayant des antécédents violents.

Le Hamas a indiqué que quatre des personnes décédées durant l’affrontement appartenaient à son aile militaire. Il a ajouté que deux autres individus ne figurant pas dans le bilan officiel manquaient à l’appel et étaient présumés morts.

Un représentant de l’hôpital Shifa à Gaza a précisé que sur les 284 blessés accueillis par l’établissement, 70 avaient moins de 18 ans et 11 étaient des femmes.

M. Manelis a répété qu’Israël ne tolérerait pas de «brèche importante» à la frontière et il a accusé le Hamas et d’autres groupes militants d’utiliser les manifestations comme couverture pour leurs attaques.

Le brigadier-général a prévenu que si la violence continuait, l’armée israélienne ne limiterait pas ses activités à la zone frontalière et pourchasserait les terroristes partout où il le faudrait.

Samedi, quelques centaines de personnes se sont rassemblées au campement installé près de la frontière afin de servir de point de départ aux manifestations.

Réuni d’urgence vendredi soir pour discuter de la situation à la bande de Gaza, le Conseil de sécurité de l’ONU n’a finalement pris aucune décision, se contentant d’exhorter les deux camps à faire preuve de retenue.

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