JAKARTA, Indonésie — Une famille de six kamikazes, dont deux enfants en bas âge, a frappé dimanche trois églises de Surabaya, la deuxième ville en importance de l’Indonésie, dans l’une des pires attaques contre la minorité chrétienne du pays.

Au moins sept personnes ont perdu la vie, en plus des six auteurs de ces attentats suicides, qui ont également fait une quarantaine de blessés.

Il s’agit des attaques les plus meurtrières contre des églises depuis la vague de violence qui avait secoué l’Indonésie, nation musulmane la plus populeuse au monde, à la veille de Noël, en 2000.

Le chef de la police nationale, Tito Karnavian, rapporte que le père a perpétré une attaque à la voiture piégée, ses fils de 16 et 18 ans ont pour leur part frappé à bord d’une motocyclette et la mère a mené son assaut en compagnie de ses fillettes âgées de 12 et 9 ans.

Toujours selon M. Karnavian, la famille était récemment revenue de Syrie.

Le groupe armé État islamique (Daech) a d’ailleurs revendiqué les attaques de dimanche par le biais de son agence de presse.

La première frappe a eu lieu lors d’une messe à l’église catholique romaine de Santa Maria, indique Frans Barung Mangera, un porte-parole de la police.

Elle a été suivie par une deuxième explosion, à peine quelques minutes plus tard, à l’église chrétienne de Diponegoro.

La troisième et dernière attaque à la bombe avait pour cible l’église Pantekosta.

Cette série d’attentats est survenue quelques jours après que la police eut mis fin à une émeute et à une prise d’otages dans un centre de détention près de Jakarta.

Ces violents affrontements avaient fait six morts parmi les officiers et trois parmi les détenus. Le groupe armé État islamique en avait aussi revendiqué la responsabilité.

La population de quelque 260 millions de personnes de l’Indonésie est composée à 9 pour cent de chrétiens.

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