AFP Kim Jong-un et Donald Trump

Donald Trump et Kim Jong-un sont arrivés dimanche à Singapour à deux jours d’un sommet très attendu, le premier dans l’histoire entre un président américain en exercice et un dirigeant nord-coréen.

L’arsenal nord-coréen, qui a valu à Pyongyang une impressionnante série de sanctions de l’ONU au fil des ans, sera au cœur des discussions, dont l’issue s’annonce incertaine après des décennies de tensions entre les deux pays.

Le président américain a été accueilli à sa descente d’avion par le ministre singapourien des Affaires étrangères, Vivian Balakrishnan, à l’instar du dirigeant nord-coréen, de plus de 30 ans son cadet, quelques heures auparavant.

Alors que Donald Trump assurait avant son départ n’avoir pas véritablement besoin de se préparer («C’est d’abord une question d’état d’esprit»), sa porte-parole Sarah Sanders a pris soin de souligner que, durant le vol, le président avait consacré du temps «à travailler avec son équipe, à lire des documents et à préparer ses rencontres à Singapour».

Washington réclame une dénucléarisation «complète, vérifiable et irréversible» de la Corée du Nord. Pyongyang s’est déclaré favorable à une dénucléarisation de la péninsule, mais cette formule très vague permet d’innombrables interprétations.

Pour Michael O’Hanlon, de la Brookings Institution à Washington, la seule piste réaliste est un processus «étape par étape», qui s’inscrira nécessairement dans la durée.

«Je ne peux pas imaginer un homme dont le régime affirme depuis de nombreuses années qu’il a besoin de l’arme nucléaire pour assurer sa sécurité y renoncer d’un coup, même avec de fortes contreparties économiques», souligne-t-il.

Washington peut espérer un accord de principe pour mettre fin à la guerre de Corée.

La guerre de 1950-1953 ayant en effet été conclue par un armistice et non par un traité de paix, le Nord et le Sud sont donc, en théorie, toujours en guerre.

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