MINNEAPOLIS — Un juge fédéral américain a accordé 130 000 $ US en dédommagement à trois chauffeuses du Minnesota congédiées de leur emploi lorsqu’un prince saoudien a réclamé uniquement des chauffeurs masculins.

Gretchen Cooper, Barbara Herold et Lisa Boutelle ont chacune obtenu ce montant à l’issue de la poursuite qu’elles ont intentée pour discrimination basée sur le sexe en 2012. En novembre dernier, la juge de district Joan Ericksen avait tranché en leur faveur.

Elles reçoivent 100 000 $ US chacune pour l’angoisse et la souffrance morales, en vertu de la loi du Minnesota sur les droits de la personne. La juge a aussi doublé le montant de 15 000 $ US qu’elles réclamaient pour la perte de salaire. Elle n’a toutefois pas accordé de dommages et intérêts punitifs, affirmant que bien que les défendeurs aient enfreint la loi, les femmes n’ont pas démontré les intentions malveillants ou délibérées des employeurs.

Les trois dames faisaient partie des 40 chauffeurs embauchés en octobre 2010 pour conduire le prince Abdul-Rahman bin Abdul-Aziz, sa famille et ses amis, pendant que le prince recevait des traitements à la clinique Mayo à Rochester. La poursuite soutenait que le prince et son entourage avaient demandé à la compagnie de limousines de n’avoir que des chauffeurs masculins. En Arabie saoudite, il est interdit aux femmes de conduire.

Deux des trois entreprises impliquées sont parvenues à une entente avec les chauffeuses. Crown Prince Limousine a continué de se défendre. Les documents judiciaires accessibles en ligne n’indiquaient pas le nom de l’avocat représentant Mohamed Ali Elbashir de la compagnie de limousine. L’ambassade saoudienne à Washington était fermée samedi.

L’organisme Gender Justice, qui représentait les femmes, a applaudi la décision de la juge.

«L’enjeu clé, selon nous, est que les gens sachent que ce n’est pas légal, dans l’État du Minnesota ou aux États-Unis, de faire de la discrimination parce que le client le demande, a affirmé une des avocates, Lisa Stratton. Lorsqu’on fait des affaires aux États-Unis, les lois des États-Unis s’appliquent.»

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