Archives Getty La branche armée du Parti de l’union démocratique (PYD), les Unités de protection du peuple (YPG), a offert la résistance la plus efficace contre État islamique, repoussant le groupe djihadiste alors qu’il lançait un assaut important contre la cité de Kobané, en Syrie. Le YPG est un allié-clé des États-Unis sur le terrain.

Un puissant parti kurde a annoncé hier son intention d’établir une fédération dans le nord de la Syrie, un projet qui a rapidement été dénoncé par les gouvernements turc et syrien.

Le coprésident du Parti de l’union démocratique (PYD), Salih Muslim, a affirmé hier que l’instauration d’une région fédérale n’était pas encore officielle, mais qu’elle représenterait un pas en avant en vue de conserver l’unité du pays.

Un autre membre du PYD a indiqué que son parti ne cherchait pas à établir une région kurde autonome, mais bien une zone «inclusive» dans laquelle les Turkmènes, les Arabes et les Kurdes seraient représentés dans les instances.

L’instauration d’une fédération pourrait toutefois constituer une première étape dans la création d’un Kurdistan syrien, similaire à celui qui existe en Irak. Elle pourrait également encourager d’autres minorités ethniques à réclamer leur propre territoire indépendant.

«Ce que quelqu’un déclare par lui-même, sans consulter le peuple syrien, est inacceptable», a tempêté Riad Naasan Agha, un membre de l’opposition syrienne, ajoutant qu’un tel enjeu devait être discuté au sein des institutions du pays.

«L’avènement de cette annonce n’est pas anodin. C’est la façon, pour le PYD, de dire “ne nous oubliez pas”, même s’il a été exclu des négociations à Genève.» -James Bays, journaliste d’Al-Jazeera déployé à Genève, à propos des négociations  de paix portant sur la Syrie qui ont débuté lundi et dont le principal parti kurde a été exclu

La Russie a toutefois laissé entendre lundi que la fédéralisation pourrait être une voie à suivre en Syrie si le peuple en décide ainsi.

«Un geste unilatéral n’a aucune validité», a pour sa part indiqué la Turquie, qui craint qu’une région autonome kurde à sa frontière syrienne encourage la rébellion qui gronde dans son propre territoire.

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