Crédit photo: Getty Images William Shakespeare

LONDRES – Les archéologues qui ont radiographié la tombe de William Shakespeare affirment avoir fait une découverte digne d’un casse-tête: son crâne semble manquant.

Les chercheurs ont utilisé des radars à ondes pénétrantes pour explorer la tombe du dramaturge à Stratford-upon-Avon, dans l’église Holy Trinity. L’archéologue de l’Université Staffordshire, Kevin Colls, qui mène l’étude, affirme qu’ils ont trouvé une «perturbation étrange» à l’endroit de la tête, avec des indices de réparation quelque temps après l’inhumation d’origine.

Il affirme que cette découverte appuie une affirmation — formulée pour la première fois en 1879 mais depuis longtemps écartée comme étant un mythe — que le crâne de l’écrivain avait été subtilisé par des voleurs de tombes au 18e siècle.

M. Colls affirme que l’imagerie est très convaincante et soutient la thèse que le crâne ne se trouve pas à l’église Holy Trinity.

Les registres paroissiaux sont à l’effet que William Shakespeare a été inhumé dans l’église de sa ville natale, à environ 160 kilomètres au nord-ouest de Londres, le 25 avril 1616, deux jours après son décès survenu à l’âge de 52 ans.

Sa femme, Anne Hathaway, sa fille et son gendre ont été enterrés à ses côtés.

M. Colls et la géophysicienne Erica Utsi ont déterminé que les membres de la famille sont enterrés dans des tombes peu profondes dans le choeur de l’église, plutôt que dans une voûte unique. Il n’y aucune trace de clous ni d’autres métal, suggérant qu’ils pourraient avoir été enterrés dans des linceuls de tissu plutôt que des cercueils.

M. Colls est d’avis que les découvertes, qui seront présentées dans un documentaire qui sera diffusé samedi en Grande-Bretagne, va «sans aucun doute générer des discussions, des débats académiques et des théories controversées».

Mais certains spécialistes de Shakespeare demeurent sceptiques.

Michael Dobson, le directeur de l’Institut Shakespeare de l’Université de Birmingham, affirme que la théorie de la profanation de tombe a été lancée pour la première fois dans une nouvelle de 1879. «C’est juste une histoire, de la fiction».

Le vicaire de Holy Trinity, Patrick Taylor, a dit qu’il n’était pas convaincu qu’il y avait suffisamment de preuves pour conclure que son crâne a été volé — et qu’il n’y a pas de plans d’ouvrir la tombe pour le confirmer.

«Nous devrons vivre avec le mystère de ne pas savoir pleinement ce qui se trouve sous ces pierres», a-t-il dit.

Il pourrait s’agir d’une sage décision à la lumière de ce qui est écrit sur la tombe de Shakespeare.

«Garde-toi, bon ami pour l’amour de Jésus

De creuser dans la poussière enfermée ici

Béni soit celui qui épargne ces pierres

Et maudit celui qui dérange mes os».

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