Chantal Levesque/Métro L’ambassadeur de Cuba au Canada, Julio Garmendia Peña

L’idylle naissante entre les États-Unis et Cuba n’écartera pas le Canada, a assuré l’ambassadeur cubain au pays, Julio Garmendia Peña, lors d’une rencontre organisée hier par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

«Beaucoup de gens me demandent s’il restera de la place pour les Canadiens sur les plages [de Cuba] lorsque les Américains viendront. Je leur réponds : “Nous allons toujours réserver une place très privilégiée aux Canadiens”», a affirmé l’ambassadeur Peña, appelant le parterre de gens d’affaires rassemblé par le CORIM à investir sur l’île avant que la machine économique américaine le fasse, notamment dans les domaines de l’agriculture, des biotechnologies, des mines et des énergies vertes, autant de secteurs importants au Québec.

La bonne entente qui lie Ottawa et La Havane, confirmée par la venue de Fidel Castro aux funérailles, en 2000, de Pierre Elliott Trudeau, devrait se renforcer sous l’administration libérale.

«Si Justin Trudeau veut venir à Cuba, il est le bienvenu», a dit l’ambassadeur, soulignant que des invitations avaient déjà été lancées de part et d’autre.

«Le Canada a été un ami très précieux dans les des temps difficiles.» -Julio Garmendia Peña, ambassadeur de Cuba au Canada

Quant à savoir si l’embargo américain qui pèse sur l’économie cubaine sera bientôt levé, M. Peña s’est montré réaliste.

«L’embargo, tôt ou tard, appartiendra au passé. Quand? Tout dépend du Congrès [américain]. Je vous suggère de venir [à Cuba] aujourd’hui, sans attendre sa levée.»

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