Getty Images Parmi les 234 ouvriers interrogés par Amnistie internationale au Qatar, 88 ont dit que leur employeur avait refusé de les laisser partir du pays.

Les conditions de travail des ouvriers affectés au chantier de la Coupe du monde de soccer qui aura lieu en 2022 au Qatar demeurent «accablantes» en dépit des engagements pris par les autorités qataries pour les améliorer, selon un rapport d’Amnistie internationale.

Les abus dont sont victimes les travailleurs étrangers au Qatar – qui composent 90 % de la main-d’œuvre – ont été rapportés dès 2010, rappelle l’organisation dans son document publié hier. Malgré cela, les atteintes aux droits du travail demeurent «systématiques» et croissent sous l’œil indifférent de la FIFA et des autorités qataries.

«Ma vie ici est une prison», rapporte un des 234 ouvriers interrogés par Amnistie dans son enquête. Celle-ci dénonce des logements insalubres, des horaires insoutenables, une confiscation fréquente des passeports et des arriérés de salaire pouvant parfois atteindre plusieurs mois.

«L’abus que subissent ces ouvriers étrangers est une tache sur la conscience du football, déplore le rapport. Le sort de ces travailleurs contraste brutalement avec celui des footballeurs qui viendront jouer dans le stade [qu’ils construisent]».

«Les commanditaires de la FIFA, tels Adidas, Coca-Cola et McDonald’s, doivent faire pression pour que le sort des ouvriers étrangers au Qatar soit amélioré.» -Extrait du rapport Le revers de la médaille. Exploitation sur un site de la Coupe du monde de football Qatar 2022 publié hier par Amnistie internationale

En réponse à Amnistie, la FIFA a réitéré son engagement à «faire respecter tous les droits de la personne sur l’ensemble des sites» sous sa juridiction.

La fédération a toutefois ajouté qu’«il n’est pas de sa capacité ni de sa responsabilité de résoudre tous les problèmes sociétaux d’un pays hôte de la Coupe du monde.»

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