Il se peut que vous ayez trouvé ma dernière chronique quelque
peu alarmiste. Tentons de découvrir ce qui
se cachait derrière
ce texte.

Plusieurs forces sont à l’œuvre en ce moment et elles menacent bien des emplois. En fait, il est fort possible que les jeunes qui entrent à l’école cette année occupent à l’avenir des emplois qui n’existent même pas encore. Le monde change et, si vous souhaitez vous prémunir contre ses soubresauts, autant vous questionner sur l’avenir et vos compétences. Celles que vous possédez et celles qu’il vous reste à acquérir.

Le premier facteur, c’est un monde hyperconnecté et le transfert des ventes en magasin vers les commerces en ligne. Au moment où j’écris ces lignes, quatre chaînes importantes annoncent des fermetures. Les clients ne sont plus prisonniers de la géographie. Le monde s’offre à eux. Les employés, de plus en plus, peuvent être répartis un peu partout dans le monde. Si vous n’offrez pas de valeur ajoutée et que vous vous contentez de faire le minimum, votre emploi est en péril.

Le deuxième facteur, c’est une plus grande longévité. C’est fini la vie à une seule carrière. Bienvenue dans une économie qui privilégiera la santé, l’équilibre et le ressourcement. Le fait d’avoir de multiples carrières impliquera également de retourner en formation à quelques reprises pendant une vie. Fini le cycle enfance–école–travail–retraite.

Le troisième facteur, c’est l’intelligence artificielle. Ce que l’on croyait l’apanage du genre humain sera bientôt fait par les machines. Et dans une économie où le capital est de plus en plus concentré entre les mains de quelques individus, le désir de se passer de main-d’œuvre sera très grand.

Le quatrième facteur, c’est un nouvel environnement médiatique. Déjà, nous avons de la difficulté à faire la différence entre les vraies et les fausses nouvelles. Et ce phénomène ne fera que s’amplifier. De plus, le texte perd de plus en plus ses lettres de noblesse face à l’image et à la vidéo.

Le cinquième facteur, c’est la diversité. La force de vente des organisations doit s’ouvrir à une clientèle de plus en plus diversifiée et, pour ce faire, elle doit parler plusieurs langues, être sensible aux différences culturelles et travailler véritablement en équipe.

Le sixième facteur, c’est l’arrivée de ce que plusieurs appellent la «gig-économie». L’emploi à temps plein sur une base annuelle tire à sa fin. De plus en plus, les travailleurs devront jouer le rôle d’entrepreneurs indépendants et s’assurer d’offrir des services susceptibles de satisfaire des clients qui les paieront dans un cadre contractuel.

Bref, le monde du travail est en pleine mutation. Au cours des trois prochaines semaines, je vous présenterai les talents à développer pour faire partie des survivants de cette hécatombe qui nous guette si nous continuons à penser que demain sera comme hier et qu’il n’y a rien à redouter des changements qui se profilent à l’horizon. Vous avez tout ce qu’il faut pour profiter des défis à venir. Il suffit que vous les preniez de front et que vous deveniez un véritable fournisseur de valeur ajoutée.

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