Les profs doivent être au service de la population

Cette lettre réagit au texte  «Les professeurs respecteront la démocratie étudiante» publié dans Métro lundi.

Un citoyen peut certainement appuyer un mouvement populaire. Cette personne le fait par conviction personnelle et n’est imputable qu’envers elle-même. Un enseignant se doit cependant de ne pas afficher ses convictions et laisser ses étudiants former leurs propres opinions. Un enseignant doit demeurer disponible et ne rien faire qui pourrait empêcher un étudiant de l’approcher de peur que, s’il existe des convictions polarisées entre eux, ça jouerait en défaveur de l’étudiant.

Que les enseignants qui ont signés une pétition aient une conviction morale qui est parallèle avec le mouvement revendicateur, soit. Ils sont des individus en premier lieu et ont droit à leur opinion. Mais à titre d’enseignants dans des établissements où les étudiants sont polarisés dans le conflit, c’est être irresponsable que d’appuyer la grève étudiante sachant qu’il y a des étudiants qui sont pour un retour en classe, pour une éducation et pour une atmosphère propice pour tous.

Les enseignants qui ont signés la pétition se sont prononcés sur le conflit étudiant. Ils se sont mis d’accord qu’ils respecteraient le vote étudiant, même si cela veut dire qu’ils feraient fi
de la population étudiante qui souhaite retourner en classe, sachant fort bien que rien ne les oblige à ne pas enseigner.

Serions-nous d’accord qu’un médecin ne traite pas quelqu’un qui porte un carré vert? Que dirions-nous si un pompier n’allait pas éteindre un feu dans une demeure avec un carré rouge sur le balcon? Ces professionnels ont une obligation d’être au service de la population, tout comme les professeurs. Les enseignants devraient laisser leur carrés à la maison et ne s’afficher que lorsqu’ils sont hors des lieux des cégeps et universités.

Marc Paquin

Besoin de changer d’air

Ne dirait-on pas qu’on est dus pour un mouvement électoral inédit cette année?

À l’évidence, l’air est vicié en politique au Québec. Ne faut-il pas tenter au moins d’aérer? Mais comment?

Serait-ce avec le Parti libéral, avec Jean Charest? Avec le Parti québécois et Pauline Marois? Quel renouveau positif peut-on espérer avec ces personnes, avec ces partis, dites-moi?

Malheureusement, les conditions sont loin d’être réunies pour qu’on puisse enfin «se payer» le «plus meil­leur» PM. On devra se contenter, encore, du moins pire.

On ne peut que constater l’amoncellement de faits négatifs accumulés par les instances politiques depuis quelques décennies.

Voilà pourquoi il semble qu’on ait peu à perdre à se départir desdites instances, en les reléguant dans l’opposition, afin de (re)commencer, en restaurant au plus sacrant les moeurs et institutions politiques.

De manière à inspirer confiance et à ressusciter une dynamique participation citoyenne engagée, typique de toute démocratie saine, honnête et équilibrée.

Denis Beaulé, Montréal

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