Vacuité  du vote obligatoire

On peut saluer l’Institut du Nouveau Monde (INM) pour sa proposition du vote obligatoire afin de susciter une augmentation de la présence des jeunes électeurs aux urnes.

Cependant, cette solution, que l’on peut qualifier de «magique», fut imaginée jadis par beaucoup de penseurs politiques et appliquée dans quelques rarissimes pays, sans jamais devenir la panacée à la chute de l’implication des citoyens à la vie publique en Occident. Et cela pour de nombreuses raisons.

Tout d’abord, dans notre contexte proprement québécois, une telle mesure coercitive avec possibilité d’amende au délinquant viendrait choquer les jeunes déjà épris d’un libre arbitre que la société leur a inculqué dès leur tendre enfance.

Ainsi, le succès du résultat du vote obligatoire est loin d’être garanti : contraindre la participation électorale des citoyens peut amener l’élection de dirigeants populistes, car certains électeurs, peu intéressés par la chose politique, voteraient sans trop réfléchir pour les candidats leur promettant mer et monde.

Finalement, l’INM prend le problème du mauvais côté. On ne peut imposer l’intérêt envers les choses de l’État dans la Polis. Il faut le créer, le stimuler, le mousser dès le début de la vie du citoyen jusqu’à son décès. Ceci engendre des citoyens plus éclairés et donc une démocratie plus saine.

La suggestion de l’INM de cours d’éducation civique va en ce sens. Il devrait s’y tenir et insister davantage sur ce point…

Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

On n’a pas le choix

«Notre objectif, c’est d’augmenter la connaissance du français, l’utilisation du français partout dans nos institutions, dans nos commerces, dans nos écoles», a affirmé la chef du PQ, Pauline Marois.

Comment peut-on préserver le français lorsque le parfait bilinguisme est exigé au Québec? On veut que nos enfants parlent bien le français et, en même temps, on leur demande d’apprendre à bien parler l’anglais. Comment peut-on s’attendre à ce que nos enfants soient parfaitement bilingues quand il n’y a que quelques cours d’anglais dans les écoles secondaires et au cégep?

Je conçois tant bien que mal que Mme Marois veuille préserver le français au Québec, mais nous devons bien réaliser que, malheureusement, dans les années à venir, le parfait bilinguisme va être de plus en plus exigé… si ce n’est déjà le cas.

Judith Hiléus

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