Getty Roger Goodell s’est fait donner une bonne leçon par son prédécesseur.

Dans une décision étonnante mardi, l’ancien commissaire Paul Tagliabue a annulé les suspensions des quatre joueurs impliqués dans le scandale des primes aux blessures des Saints de La Nouvelle-Orléans.

Et qui a l’air fou aujourd’hui? Roger Goodell, le commissaire actuel de la NFL. Il a dépassé les limites et s’est fait remettre à l’ordre par son prédécesseur.

Soyons clair, Tagliabue a tout fait pour ne pas trop humilier Goodell. Il n’a pas remis en doute l’existence d’un système de primes offertes aux joueurs qui blessaient leurs adversaires. Il a toutefois affirmé que les joueurs avaient seulement suivi les ordres de leurs entraîneurs. Que Jonathan Vilma, Scott Fujita, Will Smith et Anthony Hargrove auraient mérité des amendes, pas des suspensions.

Bref, les Saints étaient fautifs, mais Goodell, avec son attitude de policier de petite ville en manque de sensations fortes, a gâché le processus. Après une longue enquête de la part de la ligue et plusieurs avertissements aux Saints, Goodell a fait tomber le marteau. Il a suspendu Vilma pour un an et a puni les autres joueurs moins sévèrement. Il a suspendu indéfiniment le coordonnateur défensif Gregg Williams – administrateur du programme de primes – et pour un an l’entraîneur-chef Sean Payton.

Il s’agit peut-être d’une réaction excessive, mais les façons de faire de Goodell sont bien pires que son intransigeance. Il n’a pas voulu entendre ce que les joueurs mis en cause avaient à dire et n’a pas daigné leur montrer les preuves qu’il avait contre eux. De plus, il a critiqué publiquement les quatre joueurs. Ces derniers ont évidemment porté la décision de la ligue en appel. Seul problème, Goodell est celui qui s’occupe des appels. Juge, jury et bourreaux, vous dites?

Au deuxième appel, Goodell a commencé à faire preuve d’un peu de bon sens – en partie, certainement, parce que Jonathan Vilma le poursuivait pour diffamation – en demandant l’aide de Tagliabue. L’ancien commissaire a remis de l’ordre dans ce foutoir et, du même souffle, a montré à Goodell comment régler un dossier sensible. Il était temps.

Pas blancs comme neige
Les joueurs des Saints, et surtout leurs dirigeants, ne sont bien sûr pas blancs comme neige dans cette histoire.

De l’argent a réellement été offert dans l’espoir qu’un joueur défensif blesse Brett Favre durant le championnat de la Nationale, en 2010. À tout moment, Gregg Williams ou Sean Payton auraient pu mettre fin à ces actions dangereuses et très mauvaises pour l’image de la ligue et de l’équipe. Et les joueurs qui ont participé au programme n’étaient pas plus brillants.

Les Saints (5-8) connaissent une saison de misère, en grande partie à cause des distractions entourant le scandale des primes aux blessures. D’une certaine façon, ils méritent ce qui leur arrive. Il est seulement dommage que Roger Goodell ait abusé de son pouvoir et ainsi transformé les Saints en victimes.

À surveiller
Voici les matchs à ne pas rater dans le cadre de la 15e semaine d’activité dans la NFL.

  • Giants c. Falcons (dimanche 13 h). On est au moment de l’année où les Giants se mettent en marche et surprennent tout le monde. Il s’agira donc d’un grand défi pour des Falcons (11-2) moins dominants que leur fiche ne le laisse croire.
  • 49ers c. Patriots (dimanche 20 h). Excellent duel entre deux équipes qui ont de réelles chances de croiser le fer en grande finale.

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