Avec plus de 106 000 partages sur Facebook et plusieurs dizaines de reprises par des sites de nouvelles douteuses, cette histoire a eu un succès retentissant. L’inspecteur viral a donc du pain sur la planche.

Qui n’a pas au moins une tante un peu kitsch ou un collègue de bureau qui possède une telle plante? La dieffenbachia est en effet une plante très répandue.

Dans l’histoire partagée sur Facebook, on allègue que – horreur! – cette plante, qui se retrouve dans presque toutes les maisons et bureaux du monde, est très toxique, voire mortelle! Elle peut «tuer un adulte en moins d’une heure» et un enfant en «quelques minutes». Mais diantre, quel psychopathe a décidé de vendre cette plante dans la section jardinage de tous les magasins à grande surface? Pourquoi ne l’éradiquons-nous pas tout court?

Nous avons au moins cinq diffenbachias dans les bureaux de Métro. Si on croit l’histoire, la salle de rédaction de votre quotidien favori serait donc en danger de mort imminente. Nous partons à l’instant même mettre à jour nos testaments!

Bon, bon… puisque l’inspecteur viral s’en mêle, vous comprendrez que ce n’est pas si simple que ça.

Oui, la diffenbachia est toxique. Selon le Système canadien d’information sur la biodiversité, mâcher les feuilles de la plante ou entrer en contact avec des feuilles brisées peut «provoquer une inflammation et une dermatite de contact chez certaines personnes». Mais on ajoute que ces symptômes sont «de courte durée et peu importants», et que «les complications dues à l’ingestion étaient peut-être exagérées».

On est loin de la mort subite.

La plante peut occasionner des problèmes chez les enfants et les animaux de compagnie. Si la feuille est mâchée, on parle d’irritation de la bouche, d’hyper salivation et d’œdème. Mais une étude de 188 cas d’intoxication à la dieffenbachia démontre que «tous les cas furent mineurs et ont guéri sans traitement ou avec un traitement léger.»

Petit bémol pour nos amis à quatre pattes: les chats sont particulièrement sensibles à la plante. Chez les félins, il y a risque «d’insuffisance rénale et des troubles nerveux».

Morale de l’histoire: au lieu d’aller jeter aux poubelles la bonne vieille plante plante qu’on a reçu à notre pendaison de crémaillère, on surveille ses enfants et ses animaux pour qu’ils ne mâchent pas la plante, et on n’en met surtout pas dans notre sauce à spaghetti quand il nous manque de l’origan frais.

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