Netflix The End of the Fu**ing World

C’est peut-être passé sur votre fil d’actualité au cours des dernières semaines et, sinon, croyez-moi ça va venir.

The End of the Fu**ing World, une nouveauté relayée par Netflix après sa diffusion en Angleterre, fait beaucoup jaser, un peu comme 13 Reasons Why l’année dernière.  Ceci dit, il n’y a pas de comparable entre les deux à part que les protagonistes sont adolescents.

Alors, c’est quoi The End of the Fu**ing World? C’est l’adaptation du roman graphique du même nom de Charles S. Forsman et il s’agit d’une comédie noire très grinçante à propos de deux adolescents qui partent en fugue et, sur leur chemin, commettent de nombreux méfaits que la série nous dévoile avec une facture visuelle très dynamique et un ton particulièrement acide.

Il faut d’ailleurs le souligner, le travail des deux comédiens, Alex Lawther et Jessica Barden, est particulièrement efficace. Lawther, dans le rôle d’un jeune garçon avec des pulsions meurtrières, offre des nuances surprenantes dans une série un peu caricaturale et Barden, en jeune fille excessive et impulsive, transporte le récit avec ses prises de décisions. À ce niveau, The End of the Fu**ing World offre une incursion rafraichissante dans la psyché adolescente.

Mais pour tout le reste, il s’agit d’un long exercice de style qui se cherche un peu et qui fait dans la surenchère à tous les niveaux pour compenser sa crise identitaire, à l’instar des adolescents.

On tire dans tous les sens avec une trame musicale accrocheuse, un peu comme Juno à l’époque. La narration à la première personne donne le ton et des contradictions. La cavale du jeune couple rappelle le Naturel Born Killers d’Oliver Stone et toute l’aventure ruisselle de références à ces choses un peu hipsters qui font vibrer les médias sociaux.

Tellement que ça devient vite agaçant.

La prémisse est très intéressante et les deux premiers épisodes sèment une intrigue que l’on veut découvrir. Mais tout ceci s’essouffle et on se retrouve devant une grande poignée de poudre aux yeux plutôt que devant une série de grande qualité.

Il y aura des fervents, c’est certain, mais je n’y vois qu’une imitation sans âme de plusieurs autres projets.

Malgré tout, le buzz est réel et le visionnement n’est pas inintéressant. Mais une chance qu’il y a seulement huit épisodes. Une saison de 13, par exemple, aurait tout simplement frappé un mur tant l’intrigue était rendue mince à la fin.

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