Netflix, capture d'écran Comedians in Cars Getting Coffee

Cette fin de semaine, j’ai pris une pause des nouveautés de nos différents diffuseurs afin de replonger avec grand plaisir du côté de Comedians in Cars Getting Coffee, une création de Jerry Seinfeld qui, comme le titre l’indique, discute avec des humoristes (et d’autres personnalités) dans une voiture en route vers une tasse de café.

S’il s’agit d’une prémisse simple, c’est parce que c’est exactement ça. Un concept simple et des épisodes courts. Un peu comme la sitcom Seinfeld qui, à l’époque, était une émission à propos de rien (a show about nothing). À l’image de l’humour d’observation de l’humoriste américain.

Avec déjà une soixantaine d’épisodes derrière la cravate en neuf saisons sur la plateforme Crackle, la série est déménagée sur Netflix pour sa dixième saison et, avant son dévoilement, on nous offre presque tous les épisodes des archives de Seinfeld dans un ordre différent sous des thématiques.

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une chouette façon de découvrir le tout. Pour les initiés, c’est un beau prétexte pour revivre quelques-unes des bonnes rencontres de Seinfeld.

La beauté de cette production, c’est l’absence de contraintes. Comme c’était destiné au web et qu’il s’agissait d’un projet de Seinfeld, qui s’est gagné un statut d’intouchable après ses nombreux succès, on sent une grande liberté dans le choix des invités, des thèmes et des lieux pour les rencontres. Seinfeld a envie de parler de vieilles voitures avec ses invités, alors il se gâte. Aussi simple que ça.

Pour Crackle, il s’agit d’une lourde perte, mais Seinfeld a décidé de déménager sa série sur une plateforme sans pause publicitaire et, qui plus est, Netflix offrait une visibilité difficile à égaler pour un plus petit joueur comme Crackle. Aussi, pour les amateurs de Seinfeld, il sera de retour sur scène avec deux Netflix Special dans un avenir rapproché.

Ce que j’aime surtout de Comedians in Cars Getting Coffee, c’est que ça fait du bien ce genre de rencontres, surtout quand on souhaite voir des artistes dans un environnement moins contrôlé, plus près de leur réalité.

Avant le dévoilement des 24 nouveaux épisodes cette année, je vous recommande chaudement le tout même si certaines entrevues, comme celle avec Louis C.K. par exemple, passent un peu moins bien à la lumière des récentes allégations à son endroit.

Néanmoins, un bel exemple des possibles de la télévision quand on donne carte blanche à un créateur passionné qui a les moyens de ses ambitions. C’est un luxe, évidemment, mais souhaitons-en plus pour l’avenir.

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