Archives Métro Le plan d’action sur le développement des hydrocarbures annoncé la semaine dernière a été en général bien accueilli par les environnementalistes.

Les ministres David Heurtel et Pierre Arcand, respectivement de l’Environnement et de l’Énergie et des Ressources naturelles, ont lancé vendredi dernier un plan d’action sur le développement des hydrocarbures.

Ce plan couvre l’ensemble des activités liées aux secteurs des hydrocarbures. On prévoit étudier l’exploration et l’exploitation du pétrole sur l’île d’Anticosti et on annonce du même coup la mise sur pied d’un BAPE sur le projet de port pétrolier à Cacouna.

Le plan du gouvernement a été généralement bien accueilli, tant par les groupes environnementaux tels la Fondation David Suzuki, Greenpeace et le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement, que par le secteur municipal, qui a fait entendre sa voix grâce à la Fédération québécoise des municipalités. Certains craignent toutefois qu’il n’ouvre la porte à la relance de l’exploitation des gaz de schistes dans la vallée du Saint-Laurent, ce à quoi le ministre Arcand a répondu qu’il n’y avait pas d’acceptabilité sociale pour cette filière au Québec en ce moment.

Le plan prévoit la mise sur pied d’une évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur l’ensemble de la filière des hydrocarbures, mais on procédera en plusieurs étapes. Une ÉES est une vaste étude sur différents aspects d’un enjeu, les questions techniques, les impacts environnementaux potentiels, les impacts sociaux ou encore les questions économiques. Le gouvernement libéral de Jean Charest avait d’ailleurs procédé de la sorte avec son ÉES sur les gaz de schiste.

Il faut bien comprendre que les études que proposent le gouvernement, les consultations publiques et l’établissement d’un cadre réglementaire devront précéder tout début d’exploitation. Tout cela devrait prendre plusieurs années.

Il y a tout de même certaines ombres au tableau :

  • on ne sait pas encore clairement si le BAPE sur le projet Énergie Est de Trans-Canada ne porte que sur le port de Cacouna ou sur l’ensemble du pipeline qui traverserait le sud du Québec;
  • le gouvernement veut comparer les avantages des différents modes de transport des hydrocarbures sans se questionner sur les risques de tripler le transport du pétrole lourd au Québec, qui résulterait de l’acceptation des deux projets de pipelines présentement sur la table.

Bref, un plan très pertinent qui mériterait quelques modifications et ajouts.

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