Getty Images On ne sait presque rien de l’appel téléphonique entre Patrick Roy et Serge Savard.

Le Service de police de la Ville de Montréal a sans doute vu l’ombre de sa matraque en février. À cause de cela, non seulement l’hiver des étudiants fut long, mais il est en train de se transformer en printemps qui finit pu. Contrairement à celui de Canadien.

D’ailleurs, parlant de Canadien, mais doux Jésus, où est-il passé dans l’espace médiatique? Prenez le top 3 de l’actualité d’Influence Communication, un organisme qui analyse le contenu des médias au pays et qui classe tellement souvent Canadien en première place qu’on pourrait soupçonner son président, Jean-François Dumas, de prendre pour eux.

M. Dumas est-il amer à la suite de la saison de bouette de son club? Qu’importe, hier, en position 1, 2 et 3, on trouvait les 85 arrestations à Montréal, l’élimination des Bruins par les Capitals et la reprise du débat sur l’avortement. Pas de position de tête pour l’appel téléphonique de Serge Savard à Patrick Roy. Vraiment?

Tsé, moi pis Mario, on l’a vécu entraîneur, pis c’est beaucoup fait au déprimant souvent, au déprimant de ta famille, c’est souvent comme ça là-dedans. – Michel Therrien

Un gant géant sur l’avenue du Parc
Vous aurez constaté qu’on ne sait presque rien de cet entretien téléphonique. Où sont les journalistes sportifs, et Dave Morissette, pour poser les vraies questions en ce moment? Ils étaient si nombreux à spéculer sur l’éventualité de cette conversation.

Or, celle-ci s’est enfin déroulée entre les deux hommes et personne ne sait combien de temps elle a duré, ni de quoi il fut question, on ne connaît même pas l’endroit où se trouvait M. Savard lorsqu’il composé le numéro de téléphone de Patrick. D’ailleurs, l’a-t-il appelé à la maison ou au Colisée? Sur son cellulaire? S’est-il d’abord trompé de numéro en raison du stress, pour ensuite composer le bon?

Jadis, au Québec, on descendait dans la rue pour défendre Maurice Richard face aux Anglais. Aujourd’hui, la jeunesse manifeste contre une augmentation des droits de scolarité de 0,89 $ par jour, sur 5 ans. Come on gang, un billet dans les rouges au Centre Bell coûte 286 $. La farce a assez duré.

Le temps est venu de redonner l’espace médiatique à Canadien. Nous invitons donc la population à se rassembler dimanche, sur l’avenue du Parc, en face du parc Jeanne-Mance, pour former un gant géant. Avec Denis Bouchard à la mise en scène.

Le dimanche 29 avril, on va se faire un printemps Canadien.

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