Lydiane St-Onge/collaboration spéciale Et si on passait à côté de quelque chose en travaillant comme des fous?

Et si on commençait à vivre notre vie maintenant? À suivre nos rêves, les projets qui nous animent, à prendre du temps avec la famille, nos amis? Pourquoi attendre? J’arrive à cette conclusion parce que j’ai présentement le goût de crier à l’injustice: la semaine dernière, la mère de ma meilleure amie est décédée.

La veille, une autre amie me faisait savoir qu’elle était aux soins intensifs. Donc, en me levant le matin, j’ai appelé mon amie pour prendre de ses nouvelles et, aussitôt qu’elle a répondu, elle m’a glissé cette phrase qui me restera en mémoire pour toujours: «Ma mère vient de mourir, je dois te laisser, je ne peux pas te parler en ce moment…»

J’ai fondu en larmes sans pouvoir lui dire quelques mots de soutien. J’étais sans voix, impuissante, sous le choc.

Comment est-ce possible qu’un être aussi rayonnant, une femme d’exception, une mère incroyable puisse partir aussi vite?

Je la connais depuis ma tendre enfance et je l’ai toujours adorée. Elle allait prendre sa retraite, commencer à penser à elle, partir avec son mari en voyage… Le destin en a décidé autrement.

Je suis triste. Pourquoi, encore cette même histoire de personne qui allait prendre sa retraite? Pourquoi on ne lui a pas laissé un peu de temps pour qu’elle puisse vivre le fruit de ses longues années de travail?

J’y ai réfléchi longuement et voici ma conclusion.

Nous aurons toujours une panoplie de raisons qui justifient le manque de temps. Et si on passait à côté de quelque chose en travaillant comme des fous, en mettant une grosse partie de nos économies dans les REER, pour espérer avoir une belle retraite en ne sachant même pas si nous allons pouvoir en profiter? Et si le monde qu’on s’est créé est finalement juste rempli de fausses urgences quotidiennes, qu’on se met une pression inutile pour atteindre telle position dans l’entreprise, tel statut social, pour acheter telle maison, avoir tel salaire… Et si tout cela était complètement faux?

La vérité n’est-elle pas que le moment présent est ce dont on devrait se préoccuper le plus? Que l’amour de notre famille, de nos amis et de notre copain ou copine est le plus beau des cadeaux qu’il existe sur terre? Que peu importe ta Ferrari, ton poste de DG, ta maison sur le bord de l’eau, rien ne vaudra jamais l’amour d’une mère, d’un père, des gens qui nous entourent, et que les moments passés avec eux sont certainement ce qui comptera le plus lorsqu’on se retrouvera, nous aussi à notre tour, sur notre lit de mort… On s’en foutra de tout ce monde superficiel! Ce monde auquel on accordait autant d’importance!

Peu importe l’endroit paradisiaque dans lequel je me trouve sur la planète en ce moment, peu importe le nombre de pays visités, tout cela me paraît si superficiel en écrivant ces lignes.

Aujourd’hui, le seul endroit où j’aimerais être, c’est auprès de ma meilleure amie. Pour la soutenir, être présente pour elle, l’épauler dans cette dure épreuve, l’écouter.

À toi maman, papa, sœurette, mon grand frère, mes incroyables amies, mon amoureux… Je vous aime profondément. Je me sens plus que privilégiée de vous avoir dans ma vie. Merci xx.

P.-S.: Je suis sous le choc et mon cœur me criait d’écrire ces mots pour moi… Et peut-être aussi pour vous…

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