Un autre projet de plage… mais plus ambitieux
Si vous avez été un peu déçu du projet de plage urbaine présenté par la Société du Vieux-Port la semaine dernière, lisez ce qui suit.
Deux finissants en architecture du paysage à l’UdeM ont développé un concept de plage urbaine à mon avis beaucoup plus ambitieux (donc plus cher!), mais qui combinerait 1- une plage urbaine, 2- une passerelle/promenade de 2,5 km le long du fleuve, 3- un quai pour les surfeurs et 4-un observatoire. C’est ici.
Le concept vise à redonner aux Montréalais un accès au fleuve. «On est sur une île et personne ne peut se baigner, c’est aberrant», lance Mathieu Bourdages, 34 ans, l’un des deux auteurs du projet Banquise.
Le site se trouverait au pied d’Habitat 67. La berge a été élargie de plus de 50m pour accueillir deux plages de sable et une piscine. C’est réalisable techniquement. «On n’est pas ingénieurs, mais on pourrait très bien planter des piliers au fond de l’eau et installer une structure escamotable qui serait retirée l’hiver pour éviter les dommages», croit Mathieu Lajoie, 26 ans, l’autre protagoniste du projet qui convient que le plus gros défi est d’ordre technique.
Le projet Banquise comprend aussi un observatoire qui surplombe le fleuve d’une bonne quinzaine de mètres de haut, ainsi que des quais au fil de l’eau pour vivre les tumultes du fleuve de plus près.
Pour faciliter l’accès aux surfeurs qui surfent la vague éternelle, derrière Habitat 67, les deux compères ont imaginé un système d’accès. «Certains jours, on peut retrouver ici une trentaine de surfeurs qui attendent leur tour en file indienne sur la berge. Il y aurait aussi moyen de créer d’autres vagues artificiellement pour augmenter l’attrait du lieu», pense Mathieu Bourdages.
Que pense l’arrondissement du projet? Pas de réponse. Les responsables du Vieux-Port alors? Pas de réponse. Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal et urbaniste de profession? Pas de réponse.
Faut croire que c’est devenu tabou le sujet des plages urbaines!
Pour voir les autres projets étudiants pilotés par la Chaire UNESCO en paysage et environnement, c’est ici.
AJOUT : Mea culpa, il parait que M. Bergeron avait répondu… Décidémment, les courriels de la ville, y a quelque chose qui cloche! Voici ses propos :
« En tant qu’aménagement de rive, ce pourrait être d’un certain intérêt. L’endroit est toutefois peu accessible. À preuve, alors qu’un parc fort intéressant occupe déjà la pointe Est de la Cité du Havre, on y voit bien peu de visiteurs.
Pour une plage, le meilleur endroit que j’aie moi-même identifié est la rive de Verdun, derrière et de part et d’autre de l’aréna municipal, à 5 minutes de marche du métro De l’Église.
Pour un aménagement riverain, mon premier choix est la rive fluviale de Montréal, à l’Est du pont Jacques-Cartier, sur une distance de 2 km environ. Il s’agit de la composante Montréal du projet Entrée maritime de Montréal.«