Jacques Boissinot/La Presse canadienne Bernard «Rambo» Gauthier

Vous en avez plein le dos de la politique faite par d’autres et pour les autres? Vous êtes tannés de ces carriéristes qui ont passé leur prime jeunesse à écumer les congrès des vieux partis plutôt que d’aller s’amuser avec du monde de leur âge? Écœurés de ces notables à cols trop blancs qui finissent toujours par être crottés?

Réjouissez-vous bonnes gens, il est venu le temps des cathédrales! Résonnez cloches et taloches, un jour, peut-être, Rambo siégera à l’Assemblée nationale!

Coudon, bonyeu, est-ce que je rêve? Sérieux, en sommes-nous vraiment rendus là? Eh ben…

Pour plusieurs, le calcul semble formidablement simple: «Y sacre comme nous autres, y parle fort, yé pas gêné, ça fait que c’est lui que ça nous prend. C’est faitte, c’est faitte, on n’en parle pu!»

Sans vouloir heurter qui que ce soit, voilà une analyse qui m’apparaît un peu courte pour juger des compétences de quelqu’un. Dans cet exercice empressé, on semble d’ailleurs oublier ce qui fut à l’origine de la célébrité de Rambo Gauthier. Appelons ça un portrait imparfait…

On fait présentement face à cette même absence de discernement qui nous fait voir Lino Zambito comme un homme voué au triomphe de la vérité. En «omettant» qu’à la base de son engagement, il baignait dans la fraude et la corruption jusqu’au menton. Au royaume du «je me souviens», on semble avoir développé une mémoire très sélective.

C’est d’ailleurs ça qui me fait capoter. Cette absence totale de mémoire. Et de nuance, conséquemment. Sans parler de cette impulsion qui fait désormais figure de réflexion. Cette tendance à vouloir tout régler au plus sacrant en passant d’un extrême à l’autre. C’est exactement ça qui me fait halluciner. Le pouvoir illusoire de la pensée magique.

Au fond, ce qui me fait peur, c’est nous. Nous et nos nouveaux messies venus d’en dessous.

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Entendu en entrevue aux Francs-tireurs la semaine dernière: Paul Daraîche qui confiait ne jamais avoir été invité au grand spectacle de la Fête nationale. Ça m’a donné une idée… Plutôt que de monter un 149e numéro hommage à X, à Y ou à Z, ça serait peut-être une bonne idée de lui lâcher un coup de fil pour le 24 juin prochain? On sait jamais, il est peut-être libre…

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Vu: 2016, revue et corrigée, le traditionnel spectacle de fin d’année présenté au Rideau-Vert jusqu’au 8 janvier. J’ai plutôt aimé. La beauté d’un spectacle d’humour, c’est qu’il s’améliore sans cesse, soir après soir. Il serait donc injuste de vous faire le compte rendu de mes insatisfactions de la première, car celles-ci ont probablement été éliminées depuis. On souligne la brillance des artistes, sont toutes bien bonnes et tous biens bons. Et l’imitation d’une Marina Orsini klaxonnante à souhait sera venue chercher ce qui fut incontestablement mon plus grand éclat de rire de l’année.

Ne serait-ce que pour ça…

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Martine Ouellet pense à la chefferie du Bloc québécois. Elle est bien la seule.

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