Alex Wong/Getty Barack Obama

Pour la première fois depuis le début du conflit en Syrie, le président Barack Obama a menacé le gouvernement syrien d’une intervention militaire des forces américaines si le pays montrait des signes de vouloir déployer son arsenal d’armes chimiques et biologiques dans le conflit.

Évidemment, plus le conflit s’intensifie, plus on s’inquiète que Bashar El-Assad n’utilise ses armes biologiques et chimiques. En juillet, le ministère des Affaires étrangères de la Syrie avait déclaré que le gouvernement n’utiliserait jamais son arsenal contre son propre peuple, mais qu’il n’hésiterait pas à le faire contre une force étrangère sur son territoire.

Les États-Unis, la Turquie et la Jordanie surveillent de près des sites où l’on soupçonne la présence de ces armes et le gouvernement américain a souvent rencontré les autorités israéliennes pour discuter du plan d’action advenant leur utilisation. Selon Obama, ces armes représentent une menace non seulement pour la Syrie, mais pour des alliés des États-Unis dans la région, comme Israël.

Pour plusieurs, les déclarations d’Obama lundi étaient autant dirigées vers la Syrie que vers Israël, qui depuis le début, menace d’intervenir s’il y avait des raisons de croire que ces armes pourraient être utilisées contre lui. Ainsi, en indiquant que les États-Unis comptaient intervenir pour localiser et neutraliser les armes biologiques et chimiques des autorités syriennes, Obama espérait également retarder et même écarter la possibilité d’une intervention israélienne en Syrie et ses répercussions.

Selon le Pentagone, seuls les Etats-Unis et une poignée d’États européens auraient les moyens technologiques de neutraliser ces armes. Il faudrait des dizaines de milliers de soldats américains sur le terrain afin de garantir la sécurité des équipes spécialisées. On estime qu’il pourrait y avoir jusqu’à deux douzaines de sites de stockage à travers le pays.

Comme les États-Unis menacent d’agir sur l’intention de déploiement et non le déploiement comme tel, qu’est-ce que le Pentagone interpréterait comme des signes de cette intention ? Le mois dernier, on apprenait que la Syrie avait déplacé une partie de sa réserve. Bien que ce déplacement n’ait jamais été confirmé, c’est précisément ce genre de transfert à plus grande échelle qui pourrait déclencher une intervention des États-Unis.

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