Collaboration spéciale Les cofondatrices de Femmes Alpha: Viviane Graillon, Josée Goupil et Joëlle Boutin

Nos idées sont tellement bonnes, que des politiciens français traversent l’Atlantique pour venir les écouter! Dans le cadre de la Semaine Numérique, qui débute la semaine prochaine, une délégation de 170 Français débarqueront à Québec. La présence de ces entrepreneurs et professionnels français du numérique a pour but de favoriser l’échange et la création de liens d’affaires, ainsi que de faire rayonner l’industrie numérique francophone. Dans ce cadre-là, 19 Françaises ont choisi de passer leur semaine sous le thème des «Femmes numériques», organisée par l’organisme Femmes Alpha, dont la mission est la promotion du leadership féminin et la propulsion des femmes dans la francophonie. Entretien avec Joëlle Boutin, cofondatrice de Femmes Alpha.

À la grande surprise des organisatrices, le concours a attiré largement l’attention de politiciens français. Une quinzaine d’élus de la ville de Mulhouse arriveront à Québec dont le maire, Jean Rottner, qui n’en est pas à sa première visite. Il est déjà venu en 2015 et en 2016. Cet intérêt massif surprend les organisatrices de Femmes Alpha, mais elles s’en réjouissent: «C’est un sujet qui attire l’attention et le maire Rottner est très impliqué auprès des femmes numériques en France», se réjouit Joëlle Boutin.

Femmes Alpha est une communauté de femmes désirant entreprendre, accomplir et se réaliser. Elles veulent être des moteurs de changements positifs dans la société. Il s’agit également d’un média numérique qui fait la promotion du leadership féminin. L’organisation offre des outils de développement, des ateliers privés, publie des articles de blogue, organise des événements, et bien plus.

Dans le cadre de Femmes Numériques, un concours de pitch en ligne a été lancé afin de trouver «la femme de demain». Les candidates devaient se filmer en train de parler d’un projet entrepreneur ou intrapreneur dans le secteur numérique – qui existe déjà ou qu’elles souhaitent lancer –, et le présenter aux organisateurs. Le but est de susciter l’intérêt des femmes pour le numérique et sortir de l’idée «startup = milieu de gars», explique Mme Boutin. Les membres du jury détermineront les finalistes au cours d’une soirée, le 4 avril, au Monastère des Augustines. Une bourse de 2000$ sera remise à la gagnante.

Mais qu’est-ce que «La femme de demain»? La cofondatrice explique qu’il s’agit d’une femme qui n’a pas peur de se lancer dans des domaines traditionnellement réservés aux hommes, comme le numérique, la robotique, en génie, etc. «C’est une femme qui va démarrer des entreprises et des projets innovants. »

Joëlle Boutin se dit féministe et souhaite l’égalité des genre. «Il faut casser l’image de la femme parfaite, de la wonderwoman et il faut s’inspirer des hommes. Dès lors qu’on redéfinit la place de la femme, on redéfinit également celle de l’homme. Les hommes doivent faire partie de l’équation. On ne peut pas avoir ces discussions-là uniquement entre femmes car ce sont les hommes aussi qui vont pouvoir ouvrir les portes.»

Soirée NUEVA Femme numérique
4 avril 2017 de 17h à 20h
Monastère des Augustines

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