Les filles y sont plus nombreuses qu’avant, mais elles représentent encore moins du quart des étudiants universitaires du Québec en sciences appliquées et en sciences pures.

Métro s’est entretenu avec Gabrielle Poirier, membre du comité organisateur de la journée Les filles et les sciences, un duo électrisant! et étudiante en génie mécanique à l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Pourquoi avoir choisi le génie mécanique?
J’ai fait une technique en design industriel et je ne savais pas quelle branche choisir à l’université. J’ai donc travaillé comme designer industrielle pendant quelques années. J’ai maintenant deux enfants et je suis retournée aux études à temps plein en génie mécanique. J’ai toujours envie de travailler en design industriel, mais je fais mon bac pour parfaire mes connaissances, pouvoir progresser davantage dans ma carrière et éventuellement devenir gestionnaire. Mes deux formations sont complémentaires.

Quels types de personnes trouveront leur compte en génie mécanique et en design industriel?
Dans les deux cas, il faut être curieux et créatif. En design industriel, il faut être capable de penser à l’aspect esthétique du travail, alors qu’en génie, il faut être aussi très créatif dans sa recherche de solution, même si l’esthétisme est moins présent. Et il faut bien sûr avoir un intérêt pour les sciences à la base, surtout pour ce qui est du génie.

Avez-vous toujours eu un intérêt pour les sciences?
Oui. J’ai toujours été fascinée par tout ce qu’on peut faire, analyser et trouver avec les mathématiques et la physique, et j’ai toujours eu de la facilité dans ces domaines.

Qu’est-ce qui vous pousse à vous engager pour faire connaître davantage les sciences aux filles?
Ça permet de combler mon côté social, et je désire que les femmes soient plus présentes en sciences. Je m’engage pour la journée des Filles et des sciences ainsi que dans les Ingénieuses, qui veut attirer plus de femmes en génie. Très jeunes, les filles se ferment souvent déjà des portes. Quand elles pensent à une carrière en sciences, elles pensent souvent uniquement aux sciences de la santé. J’ai même déjà entendu des parents dire que le génie est un milieu difficile pour les femmes et le déconseiller à leurs filles. Moi, j’ai deux filles et j’espère qu’elles verront qu’elles peuvent tout faire dans la vie, qu’elles ont leur place dans tous les domaines.

Attirer les filles en sciences

Le 18 mars, la 18e journée Les filles et les sciences, un duo électrisant! aura lieu simultanément à Montréal, à Québec, à Rimouski et à Sherbrooke. Au programme : démonstrations animées, ateliers pratiques, rencontres avec des représentantes d’entreprises et d’industries liées aux domaines scientifique et technologique. L’activité Magasinage de carrière permettra aussi aux filles de découvrir de façon ludique la panoplie de formations universitaires, professionnelles et techniques en sciences et en technologies. Certains volets de cette journée d’activités sont conçus expressément pour les parents et les intervenants en milieu scolaire.

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