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Les neurosciences connaissent une croissance sans précédent. Pour répondre aux besoins grandissants dans ce domaine complexe et rester à la fine pointe, l’Université de Mont­réal (UdeM) a implanté deux nouveaux programmes au cours des dernières années : un baccalauréat et un microprogramme.

«Montréal est un chef de file en neurosciences, indique Elaine Chapman, la directrice du baccalauréat créé en 2013, qui salue également l’initiative de l’UdeM d’avoir développé un microprogramme. L’Université de Montréal dispose d’un corps professoral compétent dans ce domaine.»

Si l’UdeM offre déjà une maîtrise et un doctorat, Elaine Chapman estime qu’un baccalauréat était nécessaire pour mieux outiller les étudiants et leur offrir des notions plus pointues, en plus d’une formation de base en biologie, en biochimie et en génétique. «Le baccalauréat ouvre aussi de nombreux horizons», continue la responsable du programme.

Une fois leur diplôme en poche, les bacheliers peuvent en effet choisir d’intégrer des formations professionnelles en sciences de la santé, se préparer à des carrières en recherche ou encore poursuivre des études supérieures, une voie empruntée par la moitié des étudiants de la première cohorte.

Un programme qui évolue
C’est le cas de Cassandra Areal, qui poursuit aujourd’hui l’apprentissage des neurosciences à la maîtrise. «Je suis passionnée par ce domaine, raconte l’étudiante. Après le cégep, j’ai d’ailleurs attendu que le baccalauréat soit implanté pour pouvoir m’y inscrire.»

Si un baccalauréat en neurosciences n’est pas obligatoire pour accéder à la maîtrise, Cassandra Areal reconnaît que ces trois années lui ont facilité la tâche. «La maîtrise a évolué, rapporte-t-elle. Elle est plus axée sur la pratique.»

«L’implantation du baccalauréat a modifié notre façon d’enseigner dans les programmes des deuxième et troisième cycles, confirme Elaine Chapman. Comme les étudiants possèdent déjà les notions de base, la maîtrise est l’occasion d’approfondir davantage leurs connaissances.» – Elaine Chapman,responsable du programme

Un service de tutorat a néanmoins été mis en place pour pallier les lacunes de certains étudiants.

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